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 Voile, burqa, burkini…

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Chaton
Déesse parmi les déesses
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MessageSujet: Voile, burqa, burkini…   Lun 31 Aoû - 14:41

Source: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Edit de Sue :

Suite à une "notification d'abus" de l'auteure, nous spécifions que le texte est bien de Nadia Geerts et qu'il faut ajouter à l'adresse indiquée : /35268978.html afin que le lien cité soit complet.



J’ai été interpelée par une (presque) pleine page du Soir d’hier consacrée à « Ce burkini qui fait des vagues ». Dans cet article, outre un petit topo de la situation – l’histoire récente de cette musulmane convertie de 35 ans qui s’est vu refuser l’accès à la piscine d’Emerainville parce qu’elle y portait un burkini -, des interviews orientées dans un seul sens : celui du « compromis intéressant » (Chris Paulis) auxquels seul un « climat islamophobe » (Isabelle Praille, de l’Exécutif Musulman de Belgique) peut s’opposer. Une manière de poser le débat d’une manière qui me paraît problématique.



Que ce soit dans les débats sur le voile (à l’école, au parlement), sur la burqa ou sur le burkini, toujours les débats se polarisent autour de la question de la liberté et de l’émancipation individuelles. Et certes, on peut considérer comme un progrès que des femmes qui auparavant étaient cloîtrées chez elles sortent désormais en rue, fut-ce en burqa ; que des femmes qui ne connaissaient pas les plaisirs de la baignade aillent désormais à la piscine, fut-ce en burkini ; que des femmes accèdent à des fonctions représentatives, fut-ce dûment voilées.

En vertu de ce prisme, s’opposer à cela revient à être d’emblée suspect de préférer des femmes cloîtrées et soumises à des femmes qui auraient trouvé des moyens qui leurs sont propres d’accéder progressivement à l’émancipation. Bref, nous serions, consciemment ou non, les empêcheurs de s’émanciper en rond, prisonniers du carcan de nos préjugés et autres valeurs dites occidentales.



À cette manière de considérer les choses d’un point de vue strictement individuel (l’intérêt immédiat de telle ou telle femme), j’aimerais non en substituer, mais en ajouter une autre, plus sociétale. Non sans remarquer au passage ce qu’il y a de piquant à ce qu’aujourd’hui, ce soient certains tenants de la gauche qui se revendiquent de cette posture individualiste, très éloignée des options traditionnelles d’une (extrême) gauche qui a longtemps fait prévaloir le collectif sur le particulier.

D’un point de vue social, il me semble en effet que le risque majeur que nous font courir le voile, la burqa ou le burkini est celui d’un retour au rigorisme moral dont les combats féministes nous avaient peu à peu libérés. Qu’on le veuille ou non, les femmes qui les portent véhiculent une certaine conception de la pudeur féminine et des rapports entre les sexes, qui fait porter sur la femme la responsabilité pleine et entière de sa respectabilité.



Je n’ai pas peur de le dire : je considère comme un progrès réjouissant le fait qu’hommes et femmes puissent se retrouver dans un bassin de natation, en maillot de bain de plus en plus minimaliste, sans que les hommes n’y considèrent ces femmes en petite tenue comme des proies. Je ne sache pas que les plages naturistes soient des lieux de débauche, même si hommes et femmes y déambulent en tenue d’Adam ou d’Eve.

Et si demain des revendications devaient poindre, allant dans le sens d’une encore plus grande liberté des corps, je m’en réjouirais pareillement, exactement de la même manière que j’ai considéré comme une avancée le fait que les femmes puissent enlever le haut sur les plages.

Tout cela, en effet, participe d’un rapport au corps de plus en plus décomplexé et déculpabilisé, ou notre enveloppe charnelle cesse enfin d’être hypersexualisée – je m’empresse d’ajouter que ceci ne vaut pas, évidemment et malheureusement, pour les débilitantes publicités pour yaourts ou voitures, ou le corps féminin reste désespérément instrumentalisé.



Ce rapport au corps désinhibé, l’école joue un grand rôle dans sa transmission. Mais que ferons-nous, demain, lorsque des fillettes prétendront porter le burkini pour les séances de piscine scolaire ? Nous réjouirons-nous de ce qu’au moins, elles fréquentent la piscine (sans nous étonner que, dans la même foulée, leurs parents refusent les cours d’éducation affective et sexuelle) ? Ou prendrons-nous conscience de ce que nous venons de perdre là un combat essentiel : celui qui veut qu’à l’école au moins, garçons et filles soient égaux et que nul ne les assigne à des rôles sexuels qui ne sont pas de leur âge ?



Curieux paradoxe : alors que les tenants d’un islam radical fustigent souvent la dissolution des mœurs occidentales, n’est-ce pas eux qui sexualisent le corps, y compris celui des enfants, à outrance ? En couvrant une gamine d’un voile ou d’une burqa, que font-ils d’autre que lui enseigner qu’elle est une femme, une tentatrice qui doit se protéger de la concupiscence masculine… même s’il elle n’a que cinq ans ? Y a-t-il attitude plus perverse, plus dépravée, que celle qui consiste à considérer des corps de gamines impubères comme des corps sexués et sexuellement attractifs ?



On me dira que je m’égare, que mon « islamophobie » galopante me fait passer, sans même en être consciente, d’une problématique qui concerne des femmes adultes à une autre, qui touche les enfants.

Je ne m’égare pas, je m’inquiète. Car à force d’accepter le retour de ce rigorisme moral chez des femmes adultes, au nom de la sacro-sainte liberté individuelle, n’allons-nous pas nous trouver bien démunis lorsqu’il s’agira d’éduquer nos enfants à l’égalité hommes-femmes et à la mixité ? Quels arguments trouverons-nous demain face à une gamine prétendant se baigner en burkini, pour lui imposer le port du maillot ? Une fois de plus, nous serons taxés de colonialisme, d’occidentalocentrisme et d’intolérance parce que nous nous accrochons à ce fichu maillot de bain, au mépris de la relativité des codes relatifs à la pudeur.

Alors oui, les relativistes ont raison : tout est relatif. Dans tel pays, on considère comme indécent de montrer ses pieds, dans tel autre sa chevelure, dans tel autre ses seins. Faut-il alors renoncer à toute norme ? Et si nous le faisons, ne risquons-nous pas, outre de voir revenir au galop le rigorisme moral dont les femmes ont toujours été les premières victimes, de laisser bien seules et désemparées les femmes, et surtout les fillettes, qui espéraient trouver ici une liberté, notamment de disposer librement de leur corps, et qui se verront contraintes de batailler pour faire ce que nous faisions tout naturellement : sortir en rue les cheveux au vent et se baigner en bikini (voire moins si affinités) ?

Je pose la question.
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Lun 31 Aoû - 17:03

Sujet remarquablement traîté, avec une lucidité parfaite.
Il est à craindre, malheureusement, que la question fasse débat pendant longtemps encore.
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natou
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Lun 31 Aoû - 18:18

Je me demande si un jour, une femme musulmane, venait à faire de la natation à haut niveau comment elle ferait ? D'autant qu'il y a déjà polémique sur les matières de ces combinaisons sans qu'elles soient des burkinis.

Pis, je trouve que c'est se distinguer de porter cela, je ne sais pas si le voile est porté aussi dans l'eau, mais autant resté habillé, ca leur évitera de se déshabiller et de se rhabiller en cabine MDR2

Enfin bon, comme le dit sauvageonne, je crains que ca dure ce problème.
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Mar 1 Sep - 16:01

Eh oui ... ce problème ! ...

Alors juste pour mémoire: Il aura fallu combien de siècles à notre sacro-sainte civilisation judéo-chrétienne pour sortir de son carcan ?

Patience et longueur de temps ... etc.

Bon, ça me fait penser qu'il va falloir que je songe à me présenter.

shylove
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natou
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Mer 2 Sep - 20:05

Ah oui !! pour mieux te connaitre, une tite présentation serait la bienvenue, moi je dis accord
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Misfit Cat
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Mer 28 Avr - 13:53

FRANCE. Voile intégral: un projet de loi d'interdiction totale présenté en mai

21 avril 2010
Source : AFP
Retransmis sur : libération.fr
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Finalement, ce sera un texte signé par le gouvernement. Un projet de loi, visant à une interdiction générale du port du voile intégral, sera présenté en mai au Conseil des ministres.

Nicolas Sarkozy a répété, lors du Conseil des ministres, que le voile intégral constituait une «atteinte à la dignité des femmes», a précisé Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, mercredi. Il s’agit de «ne pas laisser dériver le phénomène. Nous légiférons pour l’avenir, le port du voile intégral est le signe d’un repli communautaire et d’un rejet de nos valeurs», a-t-il ajouté, soulignant qu’il était porté en France par quelque 2.000 femmes.

Le choix d’un projet de loi comme véhicule législatif oblige à un passage devant le Conseil d’Etat, qui avait prévenu fin mars qu’une interdiction générale pourrait être contestée d’un point de vue juridique. Le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, plaidait, lui, pour une proposition de loi, afin notamment d’accélérer le processus d’adoption du texte. En outre, une proposition de loi évitait le passage devant le Conseil d’Etat.

Pourquoi cette option? Eviter, d’après Sarkozy cité par le porte-parole du gouvernement, d’adopter «une approche trop partisane» «sur un sujet qui touche profondément aux principes de notre République».
«Le gouvernement souhaite aller vite»


«L’important pour nous, c’était d’obtenir gain de cause sur le périmètre d’interdiction», a-t-on assuré dans l’entourage de Copé. Ce dernier s’est félicité de l’arbitrage rendu par le président de la République, mercredi matin lors du petit-déjeuner de la majorité à l’Elysée, rappelant «qu’à un moment, on avait pourtant tout l’orchestre contre nous!»

Le président de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] sur le voile intégral, le député (PCF) du Rhône, André Gerin, s’est félicité de la décision du gouvernement de présenter son propre texte, comme [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Y voyant la garantie d’«une vraie discussion au Parlement».

Sur RTL, il a assuré avoir «toujours été convaincu que l’on peut interdire dans l’espace public en général le fait d’avoir le visage couvert.» «Ca ne concerne pas seulement la question du voile intégral. Ca va être quelque chose d’important pour nouer le dialogue avec l’ensemble des musulmans et combattre les dérives communautaristes et intégristes», a espéré le communiste, qui appelle, par cette loi, à «sanctionner de manière impitoyable les gourous intégristes qui [...] pourrissent la vie des quartiers».

Le texte sera donc présenté en conseil des ministres, dans la foulée de l’examen d’une résolution parlementaire, sur le même thème, programmé le 11 mai prochain. «Le gouvernement souhaite aller vite», a ajouté Chatel, qui a aussi parlé d’une consultation des partis et des groupes parlementaires, ainsi que «les autorités morales et religieuses».
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Misfit Cat
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Mer 28 Avr - 13:54

FRANCE/PARIS. 3 mai 2010 : table-ronde intitulée "Le voile intégral : l'état du débat"

<BLOCKQUOTE>Source : Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>Lundi 3 mai 2010
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>18h00-20h00
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>IISMM-EHESS, salle Maurice et Denys Lombard, 96 Bd Raspail, 75006 Paris
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>
Cette table ronde propose de faire un état du débat en France (ses lieux, ses protagonistes, ses procédures) et d'analyser les argumentaires mobilisés ainsi que les travaux des commissions parlementaires (Stasi, Gérin, Raoult), au prisme de différents points de vue (religieux, sociologique, politique, juridique, etc.). On introduira des éléments comparatifs avec la situation en Égypte, où le débat relatif au port du voile intégral, pour certaines professions ou dans certains lieux, est vif.
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE> </BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>Intervenants :
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>- Denis Gril, Professeur de langue arabe et d'islamologie, Université de Provence, membre de l'IREMAM (Aix en Provence) : Le voile dans les textes sacrés </BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>- Anne Levade, Professeur de droit, Université Paris Est - Créteil Val de Marne, membre du Comité de Réflexion et de Proposition sur la Modernisation et le Rééquilibrage des Institutions de la Vème République : Le niqab aux prises avec le droit français</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>- Jean Baubérot, directeur d'études émérite, École Pratique des Hautes Études (chaire « Histoire et sociologie de la laïcité ») : La Mission d'Information parlementaire sur le voile intégral</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>- Nathalie Bernard-Maugiron, chargée de recherche en droit, IRD (UMR 201, Développement et Sociétés) : L'interdiction du port du niqab dans les textes et dans la jurisprudence en Égypte</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>- Maryam Borghée, Master II de sociologie à l'EHESS, prépare un mémoire sur le voile intégral en France sous la direction de Michel Wieviorka : Le niqâb : du phénomène rituel à la logique de différentiation
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE> </BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>Présentation et animation : Sabrina Mervin, chercheure au CNRS, historienne, co-directrice de l'IISMM
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE> </BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>En raison du nombre limité de places, nous vous prions de bien vouloir vous inscrire
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>auprès de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>ou au 01 53 63 56 02
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE> </BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche - École des Hautes Études en Sciences Sociales
</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>96 boulevard Raspail - 75006 PARIS, téléphone 01.53.63.56.00, télécopie 01.53.63.56.10, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
</BLOCKQUOTE>
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guitarista
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Mer 28 Avr - 20:20

Merci Misfit pour ces infos
je crois que je ne vais pas tarder ouvrir le débat sur le fofo, ça me démange [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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Chaton
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Jeu 29 Avr - 15:19

Un texte de 2004, mais qui pourrait facilement se transposer en 2010.


L'islamisme contre les femmes, partout dans le monde
par Mimouna HADJAM, militante de [ l'association ] "Afrika" à La Courneuve (publié dans "Respublica, journal de la Gauche républicaine", septembre 2004)




Nous avons fait le choix de construire un monde
anti-sexiste, anti-raciste
et donc sans barrière entre les couleurs et les sexes.


Tenter de démêler les racines de "l'affaire du voile", c'est tenter de comprendre la nature de l'idéologie véritable qui se cache derrière le voile.

Cette idéologie qui a pour nom islamisme politique, si elle ne saurait ignorer les interférences dues aux changements économiques et politiques sur la scène internationale, s'attaque prioritairement aux femmes, et il faut le rappeler aux femmes musulmanes.

En Afghanistan, en Algérie, au Nigeria, en Iran, ce sont des femmes musulmanes qui ont été assassinées, torturées, lapidées. Heureusement pour nous, femmes immigrées ou issues de l'immigration, nous ne vivons pas cette situation ; cependant il faut reconnaître que cette idéologie a contaminé la France. Bien sûr elle n'a pas le visage de la barbarie qu'on lui connaît dans ces pays mais des milliers de femmes immigrées ou issues de l'immigration sont victimes d'une double discrimination, victime du racisme d'une part et de cette idéologie patriarcale et obscurantiste.

Dans le domaine du statut personnel qui régit les relations personnelles (mariage, divorce) les femmes qui vivent en France se voient appliquer par des tribunaux français des législations de leurs pays d'origine. De plus en plus de femmes se retrouvent répudiées au pays d'origine, par le mari qui prononce la formule magique 3 fois (comme le veut la charia) ; ce dernier n'a plus qu'à la faire valider par exequatur en France pour que la femme se retrouve répudiée selon le droit musulman, et surtout spoliée de tous ses droits, en matière de logement, d'autorité parentale, voire de garde d'enfants ; cela ne date pas d'aujourd'hui.

Une jeune, marocaine, âgée de 26 ans, habitant La Courneuve s'est vu enlever ses quatre enfants tous de nationalité française, en 1990 par le père au Maroc, qui jugeait que sa femme montrait des idées d'indépendance. Répudiée au pays, le tribunal a donné la garde au père. La juridiction française n'a fait qu'entériner la décision marocaine, malgré une enquête sociale favorable à la mère.

Ces femmes ne pourront jamais se remarier, ni même vivre en concubinage du fait de la pression religieuse et communautaire, et parce qu'elles gardent toujours l'espoir qu'on leur rende leurs enfants. Une autre de ces humiliations permises par la charia est la polygamie, officiellement interdite en France, mais tolérée, toujours "au nom du respect de la culture des autres".

L'impact de cette possibilité sur le mental des femmes est énorme, car elles vivent dans la terreur d'un second mariage du mari, les entraînant dans un état de dépendance et de soumission. Inutile d'entrer dans des considérations religieuses, ou explications théologiques.

La polygamie est un véritable esclavage moderne, puisqu'elle permet à un homme d'aller chercher une, deux, trois femmes, de les répudier à sa guise, et de les exploiter comme bon lui semble.

Comme le droit au séjour n'est garanti que pour la première épouse, les autres femmes n'auront aucune existence légale et deviendront des bonnes à tout faire. Rappelons que le réseau féministe s'est prononcé de longue date, pour un statut autonome des femmes immigrées, leur permettant l'obtention d'un titre de séjour, indépendamment du conjoint. De nombreuses naissances sont déclarées au nom de la première épouse, niant à la fois les droits de la mère et ceux de l'enfant accentuant la pression et le chantage contre ces femmes.

Devant ce triste tableau, on pourrait penser qu'il y a un léger mieux du côté des jeunes femmes, et filles, mais c'est oublier que le mépris des femmes s'inscrit en lettres majuscules, dans nos contrées banlieusardes où règne l'obscurantisme.

Des scandales ont éclaté à propos des mariages forcés. Là aussi il ne faut sous estimer le poids des pressions familiales, la naïveté. des filles qui ne disent pas franchement oui, franchement non. Il faut comprendre comment on en est arrivé à cette terrible régression pour des filles françaises Il s'agit d'abord d'une vie de fillette qui même si elle st scolarisée vit sous le contrôle permanent de la famille et de la communauté, dans la cité. Elle est surveillée par le frère, le copain du frère, les gars du quartier ; ses déplacements sont limités et la cité devient le bled. Les parents ont peur de la francisation de la fille vécue comme une débauche, parce qu'elle a été surprise en train de fumer, ou avec un petit copain, ou elle s'habille trop sexy. La solution du mariage est "proposée" à la fille. Peu de filles se rebellent car les pressions sont énormes, et on peut faire une comparaison avec il y a 10 ou 20 ans, où les filles étaient moins dans la soumission. Parce que justement le tribunal communautaire s'est élargi contre les filles, et à la difficulté compréhensible de se plaindre contre sa famille, s'ajoute la volonté de sauver sa peau, car les filles sont victimes de violences régulières de la part de leurs frères auxquelles assistent impuissantes leurs mères.

Une mère de 5 enfants à Drancy raconte "mes fils de 17 ans, et 25 ans tabassent presque quotidiennement leurs deux s¦urs âgées de 16 ans et 23 ans, et pourtant elles sont sérieuses, l'une est étudiante en médecine, il vaut mieux qu'elles se marient".

Ces mariages plutôt arrangés se font avec un cousin, l'été au pays qui pourra par la même occasion obtenir le précieux titre de séjour. L'évolution des comportements face au mariage n'est pas la même dans toute l'immigration. Pour l'immigration originaire de l'Afrique de l'ouest, le mariage s'est développé sous forme de viol légalisé.

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Chaton
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Jeu 29 Avr - 15:20

Le GAMS, (Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles) mène une campagne nationale de prévention dans les établissements scolaires contre ces pratiques. Des jeunes filles, voire des fillettes sont "mariées" et cela se traduit par des viols répétés tous les week-ends, le plus souvent au domicile des parents, mais ça peut-être dans un hôtel, dans un foyer. Si le mari est en Afrique, on conduit la fillette là-bas, et elle peut revenir après consommation du mariage. L'inadmissible, c'est qu'en France, des filles mineures sont violées régulièrement, par des "maris" le plus souvent en situation irrégulière et on attend la majorité des filles pour organiser le mariage civil.

À Saint Denis, deux s¦urs, une âgée de 13 ans et demie, collégienne, l'autre de 16 ans ont été" mariées, personne n'a rien vu jusqu'à ce qu'elles soient enceintes ; ces filles se sont retrouvées dans l'obligation de faire "l'épouse", puis la maman, en sacrifiant leurs études. Cela se passe en France, des viols régis par un engagement religieux devant témoins et on ne peut que hurler devant cette régression qui frappe des femmes, des filles quand on sait la dureté des combats féministes qui ont été menés pour la reconnaissance de la criminalisation du viol.

Alors oui, ne pas accepter l'emprise de l'intégrisme et du religieux sur nos vies de femmes devient l'urgence, car cela ne fait que renforcer la théologie du machisme, de la domination masculine. Il est nécessaire de s'interroger sur les raisons de cette régression, que nous vivons depuis une vingtaine d'années dans les quartiers.

Lorsqu'éclate l'affaire des premiers foulards, nous sommes en 1989, deux avant la guerre du Golfe qui représente une césure importante pour l'immigration.

La guerre du Golfe a accentué le brouillage dans l'immigration qui n'a pas pu s'exprimer politiquement, de peur de se voir assimiler à la cinquième colonne de Saddam Hussein ; (il faut se rappeler que le gouvernement avait mis en place toutes les phases de son plan Vigipirate). Certaines associations islamistes en ont profité pour apparaître publiquement et récupérer cette contestation qui grondait de manière souterraine. Était-ce un fait nouveau ? Non.

L'immigration ou plutôt les immigrations qui vivent en France en France ne sont jamais restées coupées de ce qui se passait dans leur pays d'origine, et dans le monde et on ne va pas leur reprocher. Dans le contexte de la crise économique de la fin des années soixante-dix qui les frappe durement et prioritairement, "la révolution" islamique en Iran trouve un premier écho favorable dans l'immigration. Il faut se souvenir que le régime du Shah honni par le peuple iranien, soutenu par les USA, balayé par Khomeyni a eu de larges soutiens, partout dans le monde, y compris dans la gauche française.

Ce premier événement politique mondial a eu des répercussions immédiates, en France. Les grèves des années quatre-vingt, et notamment celles du "printemps de la dignité" chez Citroën ont vu apparaître les premières revendications de mosquées à l'intérieur des entreprises. Sans rejoindre le délire de Pierre Mauroy qui voyait des intégristes partout, nous étions quelques militants politiques et associatifs à marquer notre inquiétude devant ce courant, certes minoritaire, mais qui existait.

Les premiers foulards apparaissent à ce moment chez la seconde génération de l'immigration, chez des jeunes filles très cultivées voire les plus politisées à gauche (l'une des leaders de la marche des beurs porte le foulard en 1984).

Et puis le fait le plus significatif est la réapparition de la polygamie dans l'immigration maghrébine, alors qu'elle avait complètement disparu.

À cette époque, beaucoup de ces femmes, marocaines, algériennes témoignent dans nos permanences du changement de leur mari "mon mari depuis qu'il est au chômage, il a changé, et a pris le chemin de la mosquée où il a trouvé de mauvais conseillers qui lui ont dit de se remarier pour reprendre confiance en lui" Et puis les premières demandes de cours de morale coranique arrivent dans les associations qui dispensent de l'aide aux devoirs ou les services municipaux jeunesse ; ces demandes seront satisfaites comme en Seine-Saint-Denis, dans le Nord, avec mise à disposition de locaux ou créneaux horaires sur les activités existantes.

Le mouvement islamiste s'est construit, en ciblant certains quartiers ; forte concentration d'immigrés musulmans, pauvreté, chômage, précarisation, drogue.


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Chaton
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Jeu 29 Avr - 15:21

Ce cocktail de mal vie était un terreau favorable au développement des idées les obscurantistes et ténébreuses, tout comme il l'était pour le développement des idées racistes du Front National. Dans ce contexte, le mouvement islamiste a aggravé la vie des immigrés et celles des femmes, et peu d'associations malheureusement ont eu la clairvoyance de dénoncer cette situation, pour tenter de protéger la population immigrée des pressions de l'islamisme politique. Pressions qui allaient s'aggraver avec l'avènement du FIS en Algérie, où là aussi les répercussions ont été immédiates et plus profondes. L'Algérie est proche, les immigrés voyagent, il y a la parabole, les jeunes d'origine algérienne à qui on a volé leur histoire, celles de leurs parents, à qui on raconte qu'ils sont français, mais qu'on rejette, qu'on exclut se passionnent pour cette nouvelle histoire, tout en se sentant solidaire de leurs frères méprisés en Algérie.

Les réseaux islamistes en profitent pour mieux s'organiser, recruter dans un premier temps parmi les diplômés issus de l'immigration.

Des associations d'entraide voient le jour, pour l'aide aux devoirs, et on commence à sentir le travail spécifique en direction des femmes. Dans le Nord, des jeunes Français convertis à l'islam, sont envoyés au porte-à-porte, pour discuter spécialement avec les femmes. Si les parents sont bluffés devant ces blonds aux yeux bleus, qui s'expriment parfaitement en arabe, ils restent cependant prudents et préviennent leurs enfants "nous sommes musulmans et nous vous apprendrons notre religion comme nos parents nous ont appris" ; les filles fréquentent assidûment conférences et colloques, et gagnent dans un premier temps un certain statut.

Dans le Douaisis, elles vont influer pendant 3 à 4 ans dans des associations de parents d'élèves, de femmes, des commissions paramunicipales, faisant un travail de contrôle sur les filles, et étant chargés d'une mission : moraliser le quartier perdu par 60 années de communisme, et donc de mécréance, en vue de la réislamisation.

Au début des années quatre-vingt-dix, lorsque le FIS est dissous en Algérie, certains de ses militants trouvent asile en France, et particulièrement dans nos quartiers, renforçant la coloration intégriste du mouvement islamiste dans ces quartiers.

Les pressions ont désormais changé de nature, passant du privé à l'espace public et toujours contre les femmes. Ainsi de nombreuses associations ont été "visitées", les femmes qui les fréquentaient ont été menacées parce qu'elles assistaient à des cours d'alphabétisation ; des intimidations ont été menées contre les frères des filles qui faisaient de la danse, du théâtre, accusés d'être des "bouffons". Des rumeurs ont été lancées contre les m¦urs soi-disant débridées des dirigeantes féministes des quartiers, parce qu'athées, et donc forcément mécréantes et putes. À La Courneuve, pendant des années, les insultes racistes, sexistes se côtoyaient dans un climat d'intimidation permanent, certaines femmes étaient suivies jusque chez elles, recevaient des lettres anonymes jusqu'au jour ou deux militantes furent agressées en 1994, au prétexte "qu'elles débauchaient les musulmanes pour leur apprendre le français".

Dans le Nord, la même association (il faut en rire) a connu des tentatives d'ensorcellement pour faire peur aux femmes et les empêcher d'entrer dans le local.

Les agissements des islamistes ne sont pas nouveaux, et il aura fallu attendre 1994, pour qu'une certaine prise de conscience ait lieu, lors des attentats de Marrakech où deux Français de La Cour neuve étaient impliqués.

Beaucoup de nos commentateurs et amis de gauche, trop occupés à menacer les Algériens victimes de l'intégrisme de passage devant le tribunal pénal international, et à lutter pour la reconnaissance du statut de réfugié politique à leurs bourreaux, ont pris conscience que ça pourrait leur arriver en Europe. Nous pouvions commencer à être écoutées, sur le fait qu'il existait un islamisme politique en France, qu'il quadrillait déjà certaines cités, que beaucoup de jeunes français s'étaient faits enrôler en Bosnie, en Afghanistan, Et que, oui, il y avait eu une certaine complicité des services de l'État, qui ont donné l'asile territorial plus facilement à des militants islamistes qu'à des militants progressistes réellement menacés ; oui, il y a une complicité de certaines mairies de gauche qui ont préféré acheter "la paix sociale" en composant avec les associations islamistes par l'attribution de locaux, comme ce fut le cas à La Courneuve, Nanterre, Stains, Drancy etc.

Ces dernières années le conflit israélo-palestinien, la guerre en Irak ont été autant de graves événements qui ont aggravé ce basculement des jeunes vers l'intégrisme.

D'autant plus que "l'après-11-Septembre" a renforcé la suspicion anti-arabe, permettant à Bush, Berlusconi de donner de la voix à tous les abrutis de la terre sur le choc des civilisations.



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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Jeu 29 Avr - 15:22

Il est nécessaire de rappeler quelques vérités à propos de l'islam et des religions en général. Il n'est pas juste de jeter l'anathème sur un cinquième de l'humanité, d'autant plus que le mal intégriste n'a épargné aucune religion.

L'église chrétienne a vécu sous le signe d'une inquisition permanente à travers la guerre sainte suscitant des discours de haine, les croisades.
Le judaïsme, pourtant victime de persécutions les a reprises contre les Palestiniens, qu'ils soient chrétiens ou musulmans.
L'hindouisme a dérivé et est devenu sanguinaire avec sa minorité musulmane.
Cela ne doit pas nous empêcher de critiquer, voire de blasphémer contre les religions, sans pour autant insulter les adeptes de ses religions, et ce que nous avons fait dans l'affaire des foulards.

Garder nos positions féministes ne pas faire preuve d'angélisme, ni de frilosité, encore moins de culpabilité mais prendre toutes nos responsabilités, en restant solidaires des femmes immigrées qui souffrent les premières de cette situation.

Nous sommes contre tous les foulards, qu'ils soient portés à Téhéran, Kaboul, Alger, La Cour neuve, Lille, Marseille ; qu'ils recouvrent une partie du corps ou totalement, car les foulards du monde entier expriment une même chose : la soumission forcée des femmes à un programme d'oppression. Nous avons analysé ces phénomènes dans l'immigration, et nous savons que, pour beaucoup de femmes, ce foulard n'a pas toujours la même signification.

Pour les femmes de la première génération, il s'agissait surtout d'une tradition rurale, et puis soyons honnêtes, ces femmes étaient si peu visibles que peu de gens se sont réellement interrogés sur leur confinement dans leur communauté et il aura fallu que leurs filles non pas les imitent, mais ramènent une mode hors Maghreb, pour que le débat soit posé à la société française. Ces filles, adolescentes le portent quelque quelquefois pour faire plaisir aux parents, généralement immigrés récents. Elles pensent tout simplement gagner leur confiance, mais elles se retrouvent rapidement piégées ; si dans un premier temps, le foulard est utilisé comme légitimation de sortie, l'entourage familial l'utilise comme moyen de répression et il sera impossible à la fille de se dévoiler car le dévoilement est considéré comme un péché, une insulte à l'islam.

Alors ce foulard identitaire devient vite un foulard forcé. Et puis avec la multiplication des associations islamistes, des mosquées qui dispensent les cours, on voit se développer le nombre de petites filles "en apprentissage de foulard" Le Mercredi et le Samedi, on voit dans les cités des gamines, âgées de moins de 10 ans, de plus en plus nombreuses, se diriger vers les cours religieux, foulard sur la tête.

Cet apprentissage du foulard se fait sous la force tranquille de l'entourage, pour amener la fillette à revendiquer "son foulard" vers 14 ans en affrontant ses professeurs et en clamant "c'est mon choix". Cette recherche etnico-identitaire d'adolescente se fait sur le dos des femmes et il se trouve des défenseurs pour crier au racisme.

L'instrumentalisation des femmes, dès le plus jeune âge reste l'une des cibles de l'islamisme politique et pour cela les islamistes ont à leur disposition une armada de militantes.

Toutes les femmes de l'immigration ne sont pas des victimes, et l'immigration, tout comme le reste de la société française est partagée par des contradictions ; en effet même si l'immigration a une appartenance massive à la classe ouvrière, il y a des gens de droite, de gauche, d'extrême droite, tout comme il y a des riches, des pauvres C'est une réalité avec laquelle il faut compter. L'islamisme politique a su le faire et parmi les filles militantes, on retrouve des universitaires qui revendiquent l'islamisme de manière politique et il s'agit de les considérer comme des adversaires politiques.

Ces militantes font un travail énorme basé sur la culpabilisation de femmes musulmanes, de leurs familles, à propos de l'échec scolaire des enfants, de la délinquance ; aucune accusation n'est portée, mais tout est suggéré.


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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Jeu 29 Avr - 15:23

A l'aide psychologique et morale importante qu'elles apportent aux femmes les plus démunies s'ajoute souvent une aide matérielle et financière (garde d'enfants, paiement des colonies de vacances). Dans les quartiers, l'un de leur objectif est la réislamisation morale et elles ont réussi : haro sur la viande non hallal, avec des énormes pressions sur les parents. Il y encore quelques années les parents qui, il est vrai ne consommaient pas la viande non hallal, recommandaient à leurs enfants d'en manger dans les cantines "mange et dis "bismil" Allah, Dieu te pardonnera" ; c'est fini et dans le Nord il y a des cantines ou des enfants, affamés, se gavent d'entrées, et de desserts, à cause de cette interdiction. Plus un seul enfant des quartiers ne mange un chocolat, sans lire la composition, en graisses animales. Certaines plus radicales vont plus loin et interdisent de manger du fromage, puisque produit fermenté. De plus en plus de filles ne fréquentent pas les centres de loisirs ou si elles y vont, beaucoup d'entre elles cessent à l'âge de la puberté, trop sollicités par les mosquées. On retrouve ce phénomène dans les classes de neige, classes verte, linguistiques où de plus en plus de parents ne veulent plus que leurs filles se rendent, sous prétexte de mixité du bâtiment. Ces situations se sont aggravées et on le sait les mères ont été "travaillées" par des militantes.

Le mois du ramadan est leur mois de recrutement, car elles visitent les femmes à domicile, surtout les plus fragiles, divorcées, répudiées prostituées, délinquantes.

Ces dernières peuvent trouver une certaine reconnaissance dans l'islam et les militantes marquent des points d'autant plus que dans la période du ramadan, elles en rajoutent pour fustiger les peu croyants, les incroyants, jeter la pierre sur les athées, grâce à leur statut de "voilée". Alors on pourrait se dire, tant pis pour elles, qu'elles se débrouillent, ce voile revendiqué est un choix conscient. Pour elles oui, mais il faut les empêcher de contaminer d'autres femmes, car la frontière entre "revendiqué" et "forcé" ou "choisi" est étroite dans des quartiers ou n'existe aucune mixité sociale, et les filles risquent d'être livrées rapidement à l'islamisme politique.

Les femmes voilées sont un réel danger pour celles qui ne le sont pas. Dans des cours d'alphabétisation, il y a majoritairement des femmes non voilées qui plaisantent lors des pauses, discutent à propos des hommes.

Dans un cours à Drancy une femme voilée est apparue, sonnant ainsi le retour à l'ordre moral, avec silence complet, les discussions reprennent sur la religion, alors qu'elle-même n'a rien demandé. Il lui a suffi qu'elle apparaisse dans son foulard, pour terroriser le groupe. La présence d'une "voilée" impose le "soi disant respect" en verrouillant toutes les discussions, augmentant de fait la pression sur celles qui résistent. Par rapport à la cigarette, cela va plus loin, puisque les voilées imposent qu'aucune femme ne puisse fumer dans le groupe, alors qu'il n'y a aucune interdiction dans l'islam, arguant que ça fait mauvais genre pour une femme.

Voilà ce qui nous a amenées à dire non à tous les foulards, et pas seulement d'un point de vue républicain, mais d'un point de vue féministe. Nous voulons aborder la question du foulard, d'un point de vue de l'islamisme politique et ses conséquences directes sur les droits des femmes.

Aujourd'hui, nous le savons, la CHARIA réussit à passer dans les mailles du droit français par le biais des conventions bilatérales et des exequatur, les mariages forcés sont en augmentation.

Qu'en sera-t-il demain si nous perdons le combat autour du foulard ?

L'urgence se trouve dans le combat autour de la défense de l'école laïque même si ce combat ne nous rend pas aveugles sur les carences de l'éducation nationale, car ce qui fait craquer l'école ne relève pas d'un fait culturel, mais est bien le reflet de mécanismes sociaux, d'exclusion qui existent dans la société. Une fois dit cela, nous ne pensons pas que c'est discriminant de demander à une fille voilée de retirer son foulard à l'entrée de l'école.

En 1989, nous avions position contre l'exclusion des trois filles à Creil, parce que cette exclusion avait été initiée par un principal connu pour ses positions très droitières. Et puis le débat se déroulait dans le contexte d'une France marquée par la montée de l'extrême droite et du racisme anti-arabe (la décennie fut particulièrement meurtrière pour des dizaines de jeunes beurs).

Avec les féministes, nous avions fait le pari du triomphe de la modernité sur l'ignorance.

Nous nous sommes trompées et le piège s'est refermé sur les femmes. Nous n'étions pas des fanatiques d'une loi car nous savons par expérience qu'une loi ne règle pas tout. Les différentes lois contre le racisme n'ont pas aboli le racisme, mais elles permettent aux victimes du racisme de se défendre. Si majoritairement personne ne s'interroge sur l'interdiction de l'excision, c'est grâce à la loi qui proscrit cette pratique. En ce sens nous pensons que la loi pour la laïcité peut être un point d'appui pour les femmes et filles qui refusent la contamination des idées intégristes.

Aucune loi n'est la panacée et nous continuerons de revendiquer une véritable politique sociale pour les quartiers, en matière d'éducation, d'emploi, de logement social, afin que les enfants ne se transforment pas en apprentis intégristes.

La République doit être présente à ces niveaux-là, et pas seulement par le biais de sa police. Enfin pour répondre à tous ceux qui disent que c'est une loi de droite, donc raciste nous répondons que la loi pour la reconnaissance de l'IVG a été le fait d'un gouvernement de droite, et d'une ministre de droite Simone Veil ; cela n'a pas empêché le mouvement féministe et toute la gauche de saluer cette victoire féministe.


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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Jeu 29 Avr - 15:29

Suite et fin..


Si des lois peuvent nous aider à construire l'égalité entre les hommes et les femmes, nous sommes partantes car l'égalité des sexes est productrice de démocratie et s'il est un lieu ou elle doit s'apprendre c'est l'école.

Nous nous opposons aux intégristes, pour qui la bataille autour du foulard est une étape pour tester le camp des laïcs et pour aller plus loin vers l'interdiction du sport, ou contre la mixité.

Nous nous opposons également aux penseurs "droits/de l'hommiste" qui veulent soi disant respecter la culture des autres et disons qu'il s'agit d'une position de relativisme culturel qui dit "tant qu'ils voilent leurs femmes dans leurs quartiers, dans les écoles de leurs quartiers, qu'ils excisent leurs filles, battent leurs femmes, les violent, c'est leur affaire, pas la notre" C'est une attitude néo-coloniale, bien loin de cet internationalisme dont se targuent bon nombre d'entre eux. Quant à ceux, intellectuels ou non, originaires de l'immigration qui ont choisi de défendre les filles voilées, au nom de la liberté, nous leur répondons de ne pas oublier leurs camarades assassinés en Iran, en Algérie par des hordes de barbares, les femmes enceintes éventrées, les bébés décapités. Avant de parler de liberté, il serait judicieux de demander aux personnes qui se réclament de cette idéologie, pourquoi ils ne sont jamais désolidarisés des auteurs du génocide musulman en Algérie au nom de l'islam.

Nous avons fait le choix de construire un monde anti-sexiste, anti-raciste et donc sans barrière entre les couleurs et les sexes.

C'est pourquoi nous avons choisi de revendiquer la laïcité la plus ambitieuse conjuguée à l'antiracisme, qui devra s'appliquer à toutes et à tous et servir d'antidote à tous les intégrismes.




Une façon peut être de tendre la perche à certaines pour qu'elles s'expriment en toute liberté.
L'échange d'opinions, en toute sereinement, avec nos différences, ne peut que faire grandir la réflexion personnelle de chacune !!!. Wink
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Jeu 29 Avr - 15:40

Féministes, je vous écris d'Alger
Par Wassyla TAMZALI , avocate à Alger, ex-directrice du droit des femmes à l'Unesco - mercredi 14 janvier 2004


Contrairement à ce qu'affirment certaines militantes françaises, le port du voile n'est pas une affaire de culture.

La peur de stigmatiser le christianisme n'a pas arrêté la lutte des féministes dans leur combat pour la liberté de disposer de son corps. La question du voile aura décidément mis la France de gauche sens dessus dessous. Que des féministes françaises aient souhaité s'exprimer sur le sujet, quoi de plus normal?

Que nous, des féministes arabes, espérions trouver sous leurs plumes unanimes une salutaire remise des pendules à l'heure et un regard incrédule sur l'amalgame religion et patriarcat, quoi de plus normal ? Depuis de longues années, les pensées des féministes françaises et des féministes du Sud que nous sommes se croisent, et, sur les discriminations sexistes, nous avons toujours eu globalement les mêmes démarches. Cela confortait notre conviction que le féminisme était universel, puisque, elles d'ici et nous de là-bas, nous partagions des analyses, des colères et des buts identiques.

Enfin, pensions-nous, nos amies féministes, sur ce sujet du voile qu'elles connaissent parfaitement, sauront tordre le cou au relativisme culturel qui fleurit bizarrement jusque dans les rangs de la gauche intellectuelle, dans les enceintes sacralisées, comme la Ligue des droits de l'homme ! Eh bien non ! Il faudra ajouter au voile une autre victoire, celle de diviser les féministes, d'obscurcir le clair discours de ce mouvement français par la bouche de certaines de ses plus vaillantes défenderesses comme on a pu le lire dans le journal le Monde et de rompre, pour la première fois, les alliances anciennes et si nécessaires entre elles et nous.

Que, pour cette frange intellectuelle, ce soit l'occasion de monter au créneau de la France dominante, cela serait acceptable si, dans le même mouvement, elle ne remettait pas en cause les bases mêmes de notre combat. Il s'agit là d'un dépassement que, nous les féministes du Sud, ne pouvons passer sous silence. J'ai un solide ressentiment à l'égard de la société patriarcale judéo-chrétienne française qui a oublié et qui continue à oublier les principes qui nous font l'aimer malgré les histoires passées : liberté, égalité, fraternité. C'est sans doute vrai que bon nombre de positions antivoile ne sont pas dictées par un attachement au principe de l'égalité des sexes, et que pour une partie de l'opinion publique, il s'agirait plutôt d'une posture ethnico-culturelle, judéo-chrétienne, et dominante qui s'oppose à une autre posture ethnico-culturelle, franco-musulmane, minoritaire celle-là. Il s'agit en effet très peu de l'affirmation d'un principe qui est le nôtre et d'une contribution au combat que nous menons depuis de longues années.

Et s'il en était ainsi, où serait le mal ? Cela veut dire que la majorité en France est égalitariste comme le monsieur Jourdain de Molière fait de la prose ; que les femmes voilées choquent le fonds culturel français. Cela veut dire que l'opinion française a pris du recul avec l'anticléricalisme originel - n'a-t-elle pas accepté depuis longtemps les kippas à l'école ? - et exprime là son refus de voir des jeunes filles couvrir leurs cheveux, donnant ainsi une image violente et archaïque de la subordination des femmes. N'est-ce pas pour cela que nous nous sommes battues, pour que l'égalité des sexes soit non seulement une loi mais une attitude sociale ? Je suis aussi d'accord avec celles et ceux qui disent que ces fragiles jeunes filles voilées ne mettent pas en péril la maison France, qu'il faut garder son sang-froid et remettre à leur place les intentions de certaines de ces filles, comme celles qui veulent régler leur compte à des parents juifs, kabyles et/ou convertis qui les avaient conçues contre tous tabous religieux et ethniques, leur laissant en héritage une liberté difficile à vivre aujourd'hui...

Je suis d'accord, les débats d'aujourd'hui cachent les discriminations plus larges que ces jeunes filles d'origine maghrébine subissent avec toute leur communauté. Je suis aussi d'accord pour dire qu'il y a en France un racisme antimaghrébin. Mais à partir de ce constat, accepter la pratique, maghrébine ou pas, musulmane ou pas, de cacher ses cheveux, de ne pas se faire soigner par un homme, de ne pas serrer la main des hommes, c'est-à-dire accepter des pratiques de stricte ségrégation sexiste, me semble être une mauvaise réponse à un vrai problème.

Refuser le voile ne signifie pas accepter le racisme ! Mener la discussion de cette sorte est faire preuve de mauvaise foi, la même mauvaise foi qui faisait réfuter le féminisme dans mon pays comme appartenant au monde occidental, monde qui commit les plus grands crimes dans nos pays, c'est vrai ! Les féministes étaient montrées comme les alliées objectives des Occidentaux. Il en est de même pour la démocratie, le «parti de la France».

J'ai trop souffert de cette mauvaise foi-là pour accepter celle-ci, venant de féministes et de démocrates ! Et pas seulement moi, l'individu, ce qui serait déjà une bonne raison de m'insurger, mais nous, les intellectuels des pays du Sud, des pays non européens, qui luttons contre l'utilisation de la culture, du ressentiment, de la haine antioccidentale pour étouffer la démocratie et la liberté. Nous luttons contre les régimes que l'on connaît, et faut-il ajouter l'opposition de ceux qui devraient être à nos côtés et à qui nous demandons d'user de la même rigueur à notre égard qu'à l'égard de leur société ? Il faut revenir à plus de raison.

Si le débat sur le voile occulte le débat sur les discriminations racistes, que dire alors de l'assujettissement des femmes qui disparaît derrière le débat aberrant sur le droit ou pas de se cacher les cheveux, d'enfermer un individu dans son corps érotique ? La pensée féministe n'a-t-elle pas débusqué tout ce qui pourrait rattacher la femme à sa sexualité reproductive et à son appartenance exclusive à la tribu qui règle son sort ? Comment ici ne dira-t-elle pas avec force que le voile est bien le symbole de cet asservissement des femmes et que sa portée ne peut être altérée par son utilisation frivole ou à contresens par certaines ? Il ne faut pas stigmatiser l'islam. Je ne vais pas dire ici que le voile n'a rien à voir, ou si peu, avec la religion. Je fais partie de ces féministes arabes qui n'ont plus de voix car elles se sont époumonées à démontrer le poids terrible de la société patriarcale sur la femme et le peu d'influence de la spiritualité islamique sur les moeurs à ce sujet. Eh oui !

Je veux simplement rappeler que la peur de stigmatiser le christianisme n'a pas arrêté la lutte des féministes, pour la conquête essentielle du droit à l'avortement et de la liberté de disposer de son corps. On touchait là à un dogme beaucoup plus sérieux et avéré que le voile dans l'islam. Alors, ce qui est bon pour une religion ne l'est pas pour l'autre ?

La gauche, une certaine gauche, les féministes, certaines féministes, par leur attitude, nous poussent à croire que ce qui touche à l'islam est en dehors de la pensée. Peut-on dire que ce qui conduit la pensée féministe en général n'est pas bon pour ce qui concerne les femmes dites musulmanes ? Nous avons déjà assez de mal comme ça pour que des intellectuelles ajoutent leurs voix - et quelles voix ! -, à ceux qui pensent avec Tariq Ramadan qu'il existe un genre «femme musulmane».

Enfin, que penser du danger de la multiplication d'écoles confessionnelles ? Des écoles rattachées à l'islam et sous contrôle de l'Etat comme pour les autres confessions seraient-elles plus condamnables que leurs semblables ? Ne s'agit-il pas là aussi de la liberté ? Et puis, des générations entières de petits Français et Françaises d'origine et de pratique chrétienne, devenus ensuite, pour le meilleur de la pensée française, des réformateurs, des laïcs, des libres-penseurs... des féministes, sont passées par des écoles religieuses et ont fait leur révolution de l'intérieur. Les filles musulmanes, alors, décideront d'enlever leur voile qui deviendra, ce qu'il est réellement, le symbole de l'oppression plutôt que de le porter comme un symbole de résistance à la culture dominante.
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Sam 1 Mai - 5:51

Merci de ces textes Chaton...
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Sam 1 Mai - 11:30

Voile intégral: le président Sarkozy tranche en faveur d'une interdiction générale


21.04.2010, 12h43
"Le président Nicolas Sarkozy a tranché mercredi en faveur d'un projet de loi d'interdiction générale du voile intégral en France, malgré les réserves juridiques exprimées le mois dernier par le Conseil d'Etat.
Le projet de loi d'interdiction générale du port du voile intégral dans tout l'espace public, et pas seulement dans les services publics comme le préconisait le rapport de la mission d'information parlementaire, sera présenté en conseil des ministres "dans le courant du mois de mai", a annoncé le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.



Le Premier ministre François Fillon a affirmé être "prêt à prendre des risques juridiques parce que", a-t-il dit, "nous pensons que l'enjeu en vaut la chandelle".
Dubitatif sur l'efficacité d'une interdiction générale, le Médiateur de la République Jean-Paul Delevoye a pris en exemple les riches touristes "saoudiennes qui viennent acheter sur les Champs Elysées".
Selon des chiffres donnés par le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, quelque 1.900 femmes porteraient le voile intégral en France.
Une mission parlementaire, présidée par le député communiste André Gerin, avait "planché" pendant plus de six mois sur le sujet sans parvenir à un consensus politique.
L'arbitrage rendu par le chef de l'Etat sur le périmètre de l'interdiction répond donc au voeu exprimé depuis de longues semaines par le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé.
Le maire de Meaux avait, dans la foulée de la remise du rapport de la mission parlementaire, déposé sa propre proposition de loi d'interdiction dans l'espace public, cosignée par 220 députés UMP.
En revanche, le président Sarkozy n'a pas donné gain de cause au "véhicule" préconisé par M. Copé, un proposition de projet de loi (PPL). Celui-ci avait fait valoir à plusieurs reprises que son texte, déposé début février, pouvait être rapidement examiné à l'Assemblée nationale, aussitôt après la proposition de résolution qui sera débattue le 11 mai par les députés.
Cette proposition de résolution à l'Assemblée, une innovation liée à la révision constitutionnelle de 2008, aura surtout une portée symbolique car elle n'a aucun pouvoir contraignant.
La PPL a aussi comme avantage d'éviter un passage devant le Conseil d'Etat, ce qui n'est pas le cas pour un projet de loi.
Le Conseil d'Etat avait écarté, fin mars, une interdiction "générale et absolue" du voile intégral, jugeant qu'elle "ne pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable".
Si l'entourage de M. Copé s'est félicité mercredi d'avoir "obtenu gain de cause sur le périmètre d'interdiction", l'arbitrage rendu par le chef de l'Etat en faveur d'un projet de loi répond en tout cas aux voeux de plusieurs membres de la majorité et notamment du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer.
Celui-ci avait demandé que "le gouvernement prenne ses responsabilités" sur le sujet. "Il ne revient pas à un groupe, fût-il temporairement majoritaire, de dire le droit et d'établir la loi sur les questions de cette nature", avait-il dit.
De même, malgré les désaccords dans les rangs de la gauche sur l'opportunité de légiférer sur le voile intégral, les patrons des députés socialistes et communistes, Jean-Marc Ayrault et Jean-Claude Sandrier, avaient récemment demandé à Bernard Accoyer de faire pression pour que ce ne soit pas le texte UMP, mais un projet de loi du gouvernement, qui soit examiné à l'Assemblée sur le sujet.
En tout état de cause, le gouvernement a prévu de consulter partis et groupes politiques, avant de présenter son projet."

Qu'en pensez vous?!
Je suis partagé entre deux opinions, pourquoi des femmes qui souhaitent porté le voile ou la Burqua ne pourraient-ellex pas? Si c'est leur choix et uniquement le leur je ne vois pas le problème. Personnelement, elles ne me dérangent pas du tout. Mais, Oui il y a un "mais", ils me semblent que parfois porté la Burqua n'est pas une decision personnelle et la mon avis est différent.
Si la femme ne souhaite pas la porté, cette loi me parait bonne.
Mais il y a un autre problème: La Burqua ne déclenche pas un rejet pour ces femmes de la socièté Française?
Je connais énormément de gens qui lorsque qu'ils croisent une femme entierement voilé dans la rue commence a s'énervé.. Et les préjugés fusent..

Tout ça pour dire que je suis partagé, après tout.. Chacun fait ce qu'il veut tant qu'il ne dérange pas autrui.. Mais la, y'en a que ça dérange.

Les différences entre religions et coutumes ne me dérangent pas, je suis athée mais je n'éprouve aucune gène vis a vis des religions.
Je n'aprécie pas les fanatiques mais je suppose comme tout le monde. Certaines religions me paraissent particulieres, d'autre m'intrigue et m'attire comme la religion Mulsulmane et Juive. J'aime lire des textes , des écrits mais je n'irais pas jusqu'a me convertir.

J'ai ouvert le débat, je vous attend les filles [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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Chaton
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Sam 1 Mai - 12:45

Petite réflexion trouvée sur le net...


Une arme politique



Faut-il rappeler que le voile islamique n’est pas un article de mode, ni même une anodine bondieuserie, mais l’arme naguère brandie par Khomeiny à la face du monde libre pour instaurer sa république islamique, par définition exclusive ?

Que si les fondamentalistes y tiennent au point de tuer, y compris celles qui s’y dérobent; si ces dernières prennent ce risque, c’est qu’il est effectivement un symbole : celui d’une domination sur les femmes, mais surtout d’une civilisation sur une autre, où toute une somme d’interdits et de devoirs régissent l’emploi d’un temps qui échappe au libre arbitre.

Julie de Pardailhan
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natou
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Sam 1 Mai - 15:33

Ces textes sont très intéressants pour se faire une opinion..merci Chaton de nous les avoir faits partager [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Je trouve que ce voile marque la distinction religieuse. En le voyant, nous savons d'office, que cette femme est musulmane. Et pourquoi nous devrions le savoir ? C'est sa religion et m'imposer de le savoir me dérange un peu.

Sinon, effectivement, c'est une atteinte à la liberté des femmes, que d'interdire le voile. Comme Chaton, si c'est voulue et revendiquée, par toutes les femmes, alors pourquoi leur enlever ? Par contre, si c'est forcée et contrainte, qu'elle le porte, alors, il est plus que nécessaire d'interdire ce voile qui porte atteinte aux femmes.

Voilà, mon opinion personnel qui n'engage que moi.

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Misfit Cat
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Sam 1 Mai - 15:42

La limite à définir entre ce qui est ou n'est pas un choix personnel dans ce/s cas est difficile à définir et très mouvante. C'est un sujet sur lequel il faut se défendre d'avoir des opinions trop hâtives.
Je dirais tout de même qu'il ne peut-être uniquement 'personnel' en ce que, politiquement, son sens et sa symbolisation sont lourds de conséquences d'un point de vue féministe, si l'on se soucie vraiment de la situation des femmes qui le portent maintenant, et d'un point de vue beaucoup plus vaste également.

Enfin, bref, je dois filer, mais...

Je retiens cette phrase : "il est effectivement un symbole : celui d’une domination sur les femmes, mais surtout d’une civilisation sur une autre, où toute une somme d’interdits et de devoirs régissent l’emploi d’un temps qui échappe au libre arbitre."

Merci... Smile
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guitarista
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Sam 1 Mai - 17:15

Merci pour ces textes Chaton
je vais essayer de ne pas trop m'enflammer [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

j'ai l'impression que c'est le même débat depuis plusieurs années, on entend les mêmes questions, et les mêmes arguments, de part et d'autre

En prenant un peu de recul, on peut se poser une autre question: pourquoi ce sujet fait-il débat à peu prés depuis 2001, depuis les attentats terroristes et la mise sous les projecteurs des islamistes extrémistes intégristes?
Le voile a toujours existé, mais pour moi c'était réservé à une minorité de femmes pratiquantes, souvent les plus âgées aussi
et est ce qu'on se sentait agressé avant, en croisant une femme voilée dans la rue?
et la burka ou le voile intégral n'existait pas encore, à part dans deux ou trois pays

Donc si c'était vraiment un signe d'appartenance religieuse ou culturelle comme certains le soutiennent, pourquoi le besoin de montrer cet appartenance apparaît-il seulement maintenant?
pour moi la plupart de ces femmes sont manipulées, mais il ne faut surtout pas leur dire cela, car bien sûr toutes ont fait ce choix, bien sûr, même quand il s'agit d'une fillette de dix ans, là il faut arrêter les conneries
Pour moi, encore une fois, ces femmes sont manipulées par des extrémistes qui mènent un combat de coqs sans aucun sens : qui arrivera à faire imposer ses idées? et hop surenchère en connerie (c'est toujours mon point de vue qui n'engage que moi comme dit Natou [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] )
et puis elles se laissent aller dans ce courant sans se poser trop de questions parce que c'est tellement rassurant d'appartenir à un groupe

Un argument qui revient souvent :
- La France est un pays libre et laïque, pourquoi ne pourrais-je pas pratiquer ma religion comme je le ferai dans mon pays?

il faut savoir que dans beaucoup de pays arabes (et donc musulmans puisque la religion est spécifiée dans la constitution donc mouk la laïcité)
dans la plupart de ces pays il existe des lois qui interdisent le port du voile dans les administrations, sur le lieu de travail ou d'études, sans parler de la burka
et personne ne viendra se plaindre ou réclamer la liberté, on en est encore loin
donc il y en a bien qui sont capables de pratiquer leur religion sans ces signes si important (en supposant que c'est vraiment religieux)

et c'est tellement évident qu'on se sent agressée face à une silhouette noire, sans pouvoir distinguer si c'est un homme ou une femme, ce qu'il/elle peut cacher sous sa burka
comme si on était face à quelqu'un qui porte une cagoule, sans pouvoir voir s'il est armé etc
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Chaton
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Sam 1 Mai - 17:35

Article intéressant...


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JeuneL
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Sam 1 Mai - 17:39

C'est sur que vue de ce point de vue la..

C'est une question qui fait polémique et moi même j'ai pas trop de réponses, avis mitigé..

Il est vrai qu'avant les attentats du 11 sept comme tu le dis Guitarista certains de ne voient plus les choses de la même façon.
Pour moi, çela ne change rien. C'est pas parce que c'est un islamiste faisant partie d'Al-Quida a fait pété un jours Les tours jumelles qu'il faut généralisé envers tout les gens ayant cette religion.

Une femme voilé ne me fait pas peur, j'ai des amies voilés qui dès qu'elles sortent du lycée se voilent, mais c'est un choix qui n'est que le leur.

Une femme qui porte la Burka soulève en moi plusieurs intérogations: Est ce qu'elle l'a réelement voulu? Qui est-elle?

Donc je ne sais pas trop quoi pensé.. Mais merci pour tout ces messages, confronté nos opinions c'est intéréssant.
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JeuneL
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Sam 1 Mai - 17:46

Intéréssant oui Chaton :

"Porter le voile n'est pas anodin. Cet acte est, en effet, lourd de conséquences. En le portant, la femme nie sa féminité, son individualité, cache son corps non seulement aux autres mais aussi à elle-même. Par ailleurs, avec ce vêtement elle se fond dans la masse et perd son entité en tant que femme."

C'est totalement vrai, mais si elle souhaite le porté on ne peux pas lui interdire. Ce serait aller a l'encontre des libertés individuelles.

"D'ailleurs, chez certaines jeunes filles, le voile est perçu et vécu non comme une entité religieuse mais comme un support pour obtenir la paix familiale. Son port est la conséquence des contraintes exercées par les parents. Grâce au voile, elles obtiennent la paix familiale: plus de reproches, plus de représailles."

La, d'accord c'est vraiment grave.

"Nul besoin alors de cacher les femmes pour qu'elles soient respectées. Le vêtement prendra sa réelle fonction : celle de symboliser la liberté de disposer de son corps et de pouvoir exprimer ses choix. Le voile librement choisi sera alors moins provocateur et anodin. "
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plumette
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   Sam 1 Mai - 17:46

Vraiment très intéressant et d'une lecture facile Chaton!!
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MessageSujet: Re: Voile, burqa, burkini…   

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Voile, burqa, burkini…
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