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 Les lesbiennes dans les animés et mangas

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MessageSujet: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Sam 4 Nov - 22:48

Je transfère ici mes posts sur le sujet :


Après la seconde guerre mondiale, le japon étant très pauvre, les loisirs "peu chers" se sont développés, c'est ainsi que les mangas, imprimés en noir et blanc sur du papier de pietre qualité, ont eu l'occasion de se diffuser largement dans le pays et dans toutes les couches de la population.

1/ Princesse Saphire



Durant de nombreuses décennies, ce sont les hommes qui ont dominé la profession de mangakas. Ozamu Tezuka, l'un des plus grands mangakas du siècle dernier ( sinon le plus grand : créateur de l'idée de la série animée, créateur du "roi léo" qui devint plus tard "le roi lion" de Disney ... ) fut le premier à s'essayer à tous les genres...y compris le "shôjo" manga ( le manga s'adressant au public féminin ) au travers d'un personnage révolutionnaire : Princesse Saphir.
Pour permettre à son personnage féminin de vivre de nombreuses aventures, il fallait le libérer de son carcan "féminin", la femme étant à l'époque ( fin des années 50 ) cantonnée à un rôle d'épouse et de mère, de "faible" femme. Ainsi, Princesse Saphire fut dotée "d'un coeur féminin et d'un coeur masculin" dans un corps de fille. Il s'agit là d'un premier détournement du conte de fée, la princesse étant actrice et agissant de la façon dont "devrait" naturellement agir un homme tel que représenté dans la société de l'époque. Si au final, la série se montre, a posteriori, extrêmement sexiste...elle n'en était pas moins pour l'époque une petite révolution.

2/ Versailles no bara/Lady Oscar



A la fin des années 60, début des années 70, un groupe de femmes mangakas va être à l'origine de plusieurs révolutions : d'un côté, la plantation de graines de féminismes dans un monde toujours aussi limité pour les femmes, de l'autre, l'apparition du "Yaoi" ( séries représentant des histoires d'amour contenant des scènes sexuelles explicites entre deux hommes, destinées à un public majoritairement féminin ).

Ryoko Ikeda va ainsi créer une oeuvre qui va traverser les époques et les frontières : Versailles no bara ( les roses de versailles ), plus connu sous le titre de Lady Oscar. Cette oeuvre romancée s'inspire de la biographie "Marie Antoinette" de Stefan Sweig et raconte l'histoire de différentes femmes sous la révolution française, en mettant en parallèle la vie de Marie Antoinette et celle d'un personnage créé de toutes pièces : Oscar François de Jarjayes.

Le personnage d'Oscar rejoint la princesse Saphir dans le thème du travestissement : septième fille d'un général de la noblesse, il est décidé qu'elle serait élevée comme un garçon afin de pouvoir succéder à son père.

Le manga prendra alors plusieurs tours sulfureux pour l'époque : l'évocation de l'homosexualité à plusieurs reprises, la question du genre, la position de la femme dans la société.

Ainsi, les femmes de la cour connaissent parfaitement le véritable genre d'Oscar mais se pâment sans cesse devant elle. De même, la petite Rosalie, qui sera recueillie par Oscar, en tombera amoureuse.

Oscar, qui se soumet au départ à la volonté de son père sans se poser plus de questions quant à son genre, finira par se heurter à différentes barrières lorsqu'elle même rencontrera l'amour. Malheureuse, elle choisira à plusieurs reprises de revenir à son rôle "masculin" quitte à supprimer le sentiment amoureux de sa vie.

Cependant, on remarquera que le salut et la féminité d'Oscar ne passe ici, comme dans Princesse Saphire, que par un amour hétérosexuel : c'est l'homme qui permet à Oscar de se réveler en tant que femme.

L'intelligence de Ryoko Ikeda restera tout de même de ne pas opposer hommes et femmes : si les personnages évoluent dans une société étriquée où les femmes portent des chaînes trop lourdes pour elles, elles rencontrent des hommes qui les soutiennent sans les écraser sur les routes de leurs révolutions.

Quelques années plus tard, Ryoko Ikeda reviendra sur la question du genre au travers d'un One Shot dramatique : Claudine. Dans cette histoire située au 19e siècle, Claudine se considère comme un homme depuis son enfance, jusqu'à son amour pour les femmes. Cependant, victime d'amours malheureuses à répétition, et d'une grande trahison finale de la part de la femme qu'elle aime et qui choisit d'épouser un homme pour "rentrer dans le rang" , Claudine finira par se suicider étant née "trop tôt".

Enfin, une dernière oeuvre importante du même auteur : Oniisama E ( Très cher frère ) raconte l'apprentissage de la vie d'une jeune fille qui intégre une prestigieuse école de jeunes filles et se confie à un frère de substition par voie epistolaire.
Nanako (L'heroine) est bientôt victime de la possessivité et de l'obsession d'une camarade de classe à son égard (Mariko ) puis de l'inimitié de l'école toute entière. Elle tombera amoureuse de "St Just", jeune fille travestie qui se perd dans l'autodestruction et dans une relation d'amour/haine morbide pour la "reine" de l'école, Mlle Miya.
La diffusion française dura exactement...7 épisodes sur 39, arrangés, charcutés, redoublés pour tenter de faire passer la pilule et de rendre "visionnable" l'oeuvre pour tout public. L'association dessin animé/enfant trouva ici ses limites en France...sachant qu'au Japon, elle était clairement destinée à un public adulte et diffusée tard dans la soirée. Si "Oniisama E" est une série passionnante, elle n'en garde pas moins le message de l'hétérosexualité comme seule sexualité "adulte".
Si Nanako aime sincèrement St Just, cela reste un amour adolescent et il est clairement établi que l'amour adulte est celui qui unit un homme et une femme.
La seule à preserver une ambiguité reste Mariko...qui deteste notoirement les hommes parce qu'elle déteste son père ( sous entendu : la lesbienne est une femme traumatisée par les hommes , la sexualité lesbienne l'est par défaut )

3/ Les années 80

L'image forte d'Oscar restant inégalée, les années 80 ont été relativement exemptes de personnages féminins travestis ou de référence à l'homosexualité féminine ailleurs que dans les mangas érotiques pour hommes.

Cependant, la société japonaise évoluant, le personnage stéréotypé de la jeune fille perdue et nunuche ne fut plus la seule référence et des personnages féminins "forts et indépendants" commencèrent à pointer le bout de leur nez.

4/ Les années 90 - Sailor Moon




Milieu des années 90 : gros BOUM. Un couple lesbien apparaît dans la série pour filles la plus populaire du moment : Sailor Moon.
On trouvera donc parmi les personnages récurrents Haruka et Michiru, l'une étant "masculine" et l'autre "féminine". Ces deux personnages secondaires se paient même le luxe d'arriver en tête des sondages de popularités au japon.
En France...l'idée séduit moins, d'autant que la série est destinée à un public plutôt jeune : la censure passe par là, Haruka est appelée "Frédérique" ce qui permet de la faire passer soit pour un garçon soit pour une fille selon les scènes. Aux Etats Unis, les deux amantes sont transformées en "cousines" et les dialogues changés.
Seulement le ver est dans le fruit et le public lesbien ne s'y trompe pas...le public occidental se passionne alors pour ces deux personnages et créé des communautés de fans ( beaucoup en allemagne).

Cependant, la perception occidentale n'est pas la même que la perception japonaise. Si le shoujo ai/ yuri est vécu ici comme un développement de la culture homosexuelle...il n'était à l'origine qu'un clin d'oeil à l'attention du public masculin.

Les années 90/2000


Fin des années 90 : sortie d'Utena "la fillette révolutionnaire". Une série surréaliste visant à briser les codes des contes de fées. Utena est ici une fille qui cherche à devenir "un prince" et se travestit en homme pour atteindre ce but. Elle sera amenée à participer à des duels visant à gagner "la fiancée de la rose", Anthy, une jeune fille dont elle cherchera à gagner l'amitié.
L'homosexualité est ici plus un moyen qu'une fin : Utena et Anthy sont associées "dans le crime pour avoir tué leur prince", ce qui les pousse l'une vers l'autre n'est pas un désir homosexuel mais l'absence de figure masculine suffisemment valable pour elles. Le message essentiel de l'animé ( série comme film ) est de dire que les princes charmants n'existent pas et que les femmes doivent apprendre à vivre par elles mêmes, dans la réalité et non s'enfermer dans leurs illusions.


( à suivre ...)
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Sam 4 Nov - 22:49

Au début des années 2000 et jusqu'à aujourd'hui l'interêt du grand public pour l'homosexualité est mondialisé.
Dans un pays où les traditions pèsent lourd sur la vie quotidienne, et où l'interêt général doit primer sur l'interêt personnel, l'homosexualité comme "être social" a longtemps été méprisée. Les médias japonais s'interessent de prêt à la communauté homosexuelle et à ses revendications sociales, d'une manière toujours un peu maladroite ( si on se plaint de la télé française, il faut se dire que la télé japonaise est dix fois pire ).
En réalité, toute la société japonaise est bousculée par un changement de mentalité : de plus en plus de jeunes japonais cherchent à se réaliser, à se différencier, à trouver une place qui leur est propre...alors que l'idée de groupe et de sacrifice de soi au profit du plus grand nombre est une valeur culturelle qui a toujours dominé la société nipponne. Par cette évolution des moeurs, et avec l'occidentalisation des mentalités, les homosexuels commencent à se montrer davantage et à être "un peu" mieux acceptés.

Cependant la grande majorité des titres yuri s'adresse principalement au public masculin et les titres yaoi au public féminin....une minorité de mangas étant l'oeuvre d'homosexuels à destination du public homosexuel.

La plus célèbre ( je dirais la seule ) de ces auteurs connus en occident est Ebine Yamaji, dont le manga "Love my life" est proposé en 2005 par une toute jeune maison d'édition française "Asuka".
Love my life raconte le parcours intérieur d'une jeune étudiante "amoureuse d'une fille", de la question du coming out auprès du père, de ses sentiments...

Primé au festival d'Angoulême, Love my life , accessible à tous les publics, bénéficiera d'un engouement à peine envisageable de la part même de personne ne lisant pas habituellement de Bandes dessinées.

On pourra reprocher à Ebine Yamaji de faire évoluer ses personnages dans une forme de "bulle" puisque la question de l'homophobie n'est en général qu'à peine évoquée...l'auteur préférant s'interesser directement aux personnages principaux et à l'évolution de leurs pensées et de leurs sentiments ( pour ma part je reproche surtout à Ebine Yamaji sont décorticage quasi médical qui donne une certaine impression de froideur ...)

Asuka décide donc d'être fidèle à cet auteur et publie coup sur coup tous ses titres, y compris le non lesbien "sur la Nuit" ( à savoir Sweet Lovin' Baby, Freesoul, et Indigo Blue...ma préférence allant vers ces deux derniers titres )
Si Freesoul et Love my Life séduiront davantage un public de jeunes adultes...Indigo Blue traite d'un sujet un peu plus mature ( une femme écrivain tiraillée entre son attirance pour une femme ouvertement lesbienne et le confort de vie que lui offre son fiancé ).
Chose remarquable dans ces titres : l'universalité des thèmes présentés. Les sentiments, situations, réflexions abordées touchent sans aucune notion de frontière.

Sur le plan des séries animées, un grand nombre de titres tournent autour de l'homosexualité.
Kannazuki no miko est l'une des séries shoujo ai les plus appréciées en occident : sur fond d'ésoterisme et de science fiction ( dont on se demande ce qu'ils font là parce que le scénario se réduit quand même à quelques lignes à mon avis) l'évolution d'un triangle amoureux composé de deux filles et d'un garçon. On peut être étonnée de savoir que ce titre s'adresse au public masculin lorsque l'homme est finalement écarté du champ.
Le succès de kannazuki no miko en occident tient à la simplicité du traitement : une histoire d'amour à l'eau de rose vinaigrée et une pointe d'érotisme assumée, un personnage féminin charismatique ( malheureusement le second est l'archétype de la fameuse cruchotte quasi imparable dans les animés japonais ).

Autre série "culte" : Maria sama ga Miteru ( la vierge Marie nous regarde )
Incompréhensible engouement généralisé, tant féminin que masculin, pour une histoire simple : les relations unissant des lycéennes dans une école privée catholique pour filles.
Maria Sama Ga Miteru est un peu le "petite maison dans la prairie" lesbien dans une version plus classe et délicate.
Cependant, jamais la question de l'homosexualité n'est ouvertement traitée dans le titre si ce n'est que certains personnages montrent une attirance flagrante et récurrente pour le sexe opposé.
Si pour des yeux occidentaux, la série sera des plus plaisantes, on reste tout de même sur l'idée nippone que l'apprentissage amoureux par le biais de personnes du même sexe permet à la jeune fille de rester vierge jusqu'au mariage et l'accession à une sexualité "adulte"...une notion de "pureté" ou "d'impureté" de la femme qui fleure bon le sexisme voire l'homophobie.

Enfin, Mai Hime, série de 2004, marque le départ de la mode "yuri" : la série traite essentiellement de la notion d' "omoi" ( le sentiment )...treize jeunes filles sont amenées à s'affronter risquant de perdre "ce qu'elles ont de plus cher". Le nombre important de personnages permet de développer différents types de relations et de sentiments existant, trois d'entre elles étant à caractère lesbien.
Nouveau Boum important parmi les fans d'animé : la paire Shizuru / Natsuki.
L'impact de cette paire n'est pas liée à l'affirmation d'une quelconque homosexualité puisque le texte apparent fait comprendre une non reciprocité des sentiments ( bien que l'études des situations et des images indique le contraire, la lecture multiple des évenements étant légion dans ce domaine ), cependant, Shizuru, personnage ouvertement homosexuel, ne correspond à aucun stéréotype connu : elle n'est pas travestie, ne cherche pas à l'être, ne cache pas non plus son attirance pour la gente féminine, est tout sauf un personnage "faible" et est justement dotée d'un charisme et d'une psychologie incroyable. Autre impact notable : Natsuki, l'autre élement de la paire, est l'archétype du personnage "sexy" à la japonaise.


Malheureusement, dans la suite alternative "Mai Otome" ( 2006), Shizuru retourne dans les boxs du stéréotype de la lesbienne coureuse de jupons ( qu'on retrouve avec Haruka dans Sailor Moon, ou Sei dans Maria Sama Ga Miteru...sous des formes plus délicates ) et l'interêt provoqué par le Yuri dans la première saison a clairement amené les producteurs a orienter le genre vers le public masculin.

2006 : les séries yuri fleurissent donnant du bon et du moins bon ( dans la même année : Mai Otome, Strawberry Panic, et Simoun )

En bref...si le japon a des difficultés à se liberer de certains carcans sociaux, le traitement de l'homosexualité est généralement très bien perçu par le public occidental homosexuel qui prend les histoires sous leur forme la plus simple. Le Yuri, même dirigé essentiellement vers la satisfaction d'interêt masculins dans leur pays d'origine, passe souvent comme une lettre à la poste auprès du public lesbien occidental...dans la mesure où les codes et la lecture ne sont pas forcément les mêmes : l'érotisme léger pour homme japonais sera une belle histoire d'amour au féminin pour une femme occidentale.
Défauts et points forts comme pour notre ciné ou notre culture, mais sur des points différents.

On pourrait également s'interesser à l'attrait du Yaoi par le public féminin qui démontre d'une certaine façon, que les femmes égalent les hommes sur le plan des fantasmes. Il est impossible de passer à côté des images de beaux jeunes hommes enlacés durant les conventions dédiées à l'animation japonaise. Par contre, pour une fois les gays sont moins bien lôtis que les lesbiennes car si les titres yaoi parus en France sont plus nombreux que les titres yuris...tous ces titres sont à l'origine dessiné par des femmes pour des femmes ( ce qui n'empêche pas les hommes homosexuels d'apprécier )

Pour finir ce loooong résumé quelques extraits en musique des séries yuri les plus connues :

Commençons par le populaire Kannazuki no miko , qui devrait sortir en France "prochainement" :

http://www.youtube.com/watch?v=U19ECSJLuAc

L'excellentissime Mai Hime qui sort actuellement en France :

http://www.youtube.com/watch?v=Dx593MFPjWs

Le génial Noir disponible intégralement en France :

http://www.youtube.com/watch?v=k9rFO8RUqWU

Le niais Strawberry Panic

http://www.youtube.com/watch?v=8usGTqfQTtE

L'elegant et complexe Simoun sous forme de bande annonce musicale

http://www.youtube.com/watch?v=1ZJkOLYI8rA

Le sympa sans plus Yamibou

http://www.youtube.com/watch?v=66H041tDnm8

Le cultissime Maria Sama Ga Miteru

http://www.youtube.com/watch?v=6cu_zE_z0DE

Le célébrissime Utena ( ici il s'agit du film ), sur la chanson "Bachelorette" de Björk - devrait sortir "prochainement" en France depuis plus de deux ans, mais a pas mal tourné dans les festivaux lesbiens

http://www.youtube.com/watch?v=Y1CxmVkcKf8

Madlax ( qui a généralement plus de succès que Noir, bien que je préfère Noir )

http://www.youtube.com/watch?v=2e3VYEznyac

Le psychédelique Cutie Honey par l'auteur de Goldorak

http://www.youtube.com/watch?v=_yrW5ub56GA


Et pour celles qui seraient plus interessées, vous pouvez vous rendre sur mon blog dont l'adresse est en signature Smile

En espérant n'avoir pas été trop ennuyante pour les non interessées...
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Misfit Cat
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Dim 5 Nov - 19:54

Alors là, bravo Minipoussin.

Merci de cette initiative (la dréation de ces deux topics), merci du travail fourni, de la présentation aussi (tout ça prend du temps) et puis surtout merci d'avoir partagé.

Je l'ai déjà dit ailleurs, mais cela m'a fait découvrir tout un pan de la culture lesbienne que j'ignorais complètement.

Et je n'en rajoute pas sinon on va dire que je cire les pompes. Wink

En bref : j'apprécie...

Ps : et merci car ma chérie va enfin savoir un peu mieux de quoi je parle quand j'évoque Lady Oscar. clin d'oeil Et honnêtement (parce que je suis une bavarde incorrigible sur ce forum), je ne pense qu'un sujet comme celui-là puisse ennuyer qui que ce soit. Partager une passion ne peut-être qu'intéressant, enfin c'est comme ça que je le vois. Smile
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Lun 6 Nov - 0:12

Merci Misfit pour ce mot d'encouragement.

Concernant Lady Oscar, un coffret collector vient de sortir, avec "enfin" la version originale sous titrée ( et là on voit bien que les dialogues ont été "entamés" lors du passage à la VF ).
39 épisodes quand même...j'ai mis deux semaines à voir l'intégrale mais c'est sacrément passionnant même si ça a un peu vieillit ( la série date de 1979, mon année de naissance Mr. Green )

Sinon, les anciens coffrets sont toujours disponibles et leur prix à forcément beaucoup chuté puisqu'ils ne contiennent que la VF censurée ( mais ça reste quand même un doublage de qualité ). Cela dit , il y a quand même un certain nombre de choses qui peuvent faire bondir même une féministe modérée...on va mettre ça sur le dos de l'âge de ce titre.

Si les mangas t'intéresse je pense, connaissant un peu tes goûts, que tu aimerais "Indigo Blue" d'Ebine Yamaji ( éditions Asuka ) Normalement il doit se trouver assez facilement dans tous les rayons mangas des librairies.
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Misfit Cat
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Mar 7 Nov - 10:20

Merci de ce post Minipoussin, je serais vraiment intéressée de voir la version non censurée de Lady Oscar, sans toi je n'aurais même pas su que le collector existait et je ne l'aurais pas cherché non plus.

Cela va au-delà de la nostalgie liée à l'enfance, je sais que ce personnage a vraiment contribué à développer mon imaginaire lesbien. C'est l'une des rares séries qui m'ait amenée à me poser autant de questions. C'est d'ailleurs sans doute la première fois où je me suis interrogée sur la notion de genre, sur les relations amoureuses d'un sexe à l'autre. Je pense que ça a dû être le point de départ de bien des réflexions 'transgressives' de ma part. En y repensant, je me suis rappelée de la projection que j'ai faite de ce personnage sur d'autres images représentatives de ce qu'était la féminité pour moi. De là à affirmer que cette série m'a permis d'envisager d'autres schémas, il n'y a qu'un pas. (Je recolle des morceaux d'enfance d'apparence anodine et il me semble qu'un petit puzzle aux images percutantes s'assemble, analyse passionnante ! clin d'oeil)

C'est particulièrement intéressant de voir comment ces oeuvres ont pu influencer notre propre existence. Peut-être n'aurais-je pas eu de relation lesbienne aussi tôt si je n'avais pas été confrontée à ce genre de réflexion ? Il est effarant de pousser un peu la réflexion et d'imaginer à quel point l'impact de cette série a pu changer le cours des choses. En extrapolant, j'aimerais savoir si cela a été important pour d'autres personnes aussi, si elles échangent à ce sujet.

Enfin bref, je ne vais pas encore pondre un pavé là-dessus...

Mais revoir cette série avec un regard adulte (de féministe notamment comme tu le dis) et confronter cette vision avec celle que j'avais étant enfant pourrait vraiment être instructif. Wink De plus j'en ai un souvenir assez précis, enfin autant que puisse l'être ces sensations d'enfant sur lesquelles on ne pose pas de mots, mais qui pourtant nous bouleversent...

Bref !

Je retiens le nom d'Indigo Blue aussi, merci ! :-)
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Mar 7 Nov - 22:52

Misfit Cat a écrit:


Cela va au-delà de la nostalgie liée à l'enfance, je sais que ce personnage a vraiment contribué à développer mon imaginaire lesbien. C'est l'une des rares séries qui m'ait amenée à me poser autant de questions. C'est d'ailleurs sans doute la première fois où je me suis interrogée sur la notion de genre, sur les relations amoureuses d'un sexe à l'autre. Je pense que ça a dû être le point de départ de bien des réflexions 'transgressives' de ma part. En y repensant, je me suis rappelée de la projection que j'ai faite de ce personnage sur d'autres images représentatives de ce qu'était la féminité pour moi. De là à affirmer que cette série m'a permis d'envisager d'autres schémas, il n'y a qu'un pas. (Je recolle des morceaux d'enfance d'apparence anodine et il me semble qu'un petit puzzle aux images percutantes s'assemble, analyse passionnante ! clin d'oeil)

C'est particulièrement intéressant de voir comment ces oeuvres ont pu influencer notre propre existence. Peut-être n'aurais-je pas eu de relation lesbienne aussi tôt si je n'avais pas été confrontée à ce genre de réflexion ? Il est effarant de pousser un peu la réflexion et d'imaginer à quel point l'impact de cette série a pu changer le cours des choses. En extrapolant, j'aimerais savoir si cela a été important pour d'autres personnes aussi, si elles échangent à ce sujet.

Enfin bref, je ne vais pas encore pondre un pavé là-dessus...

Mais revoir cette série avec un regard adulte (de féministe notamment comme tu le dis) et confronter cette vision avec celle que j'avais étant enfant pourrait vraiment être instructif. Wink De plus j'en ai un souvenir assez précis, enfin autant que puisse l'être ces sensations d'enfant sur lesquelles on ne pose pas de mots, mais qui pourtant nous bouleversent...

Bref !

Je retiens le nom d'Indigo Blue aussi, merci ! :-)


Lady Oscar m'a beaucoup marquée aussi étant enfant...je pense que c'est le premier personnage féminin à vraiment être mis en avant et pouvant se débrouiller "seule". L'autre point fort c'est effectivement la question du genre. Le fait qu'il pouvait être positif d'être une femme "garçon manqué" dans l'esprit d'un enfant.

Je pense que les personnes qui ont diffusé l'animé n'ont pas forcément eu conscience de l'impact de certaines questions dans l'esprit des enfants ( et heureusement ! sinon ça serait passé à la trappe), en outre, le public visé au japon sur ce titre n'était pas "enfantin" mais plus adolescent ( chose qui échappait aussi à la culture occidentale à l'époque ).

Il y a comme ça un certain nombre de "perles" qui ont pu être vues jusqu'au début des années 90 et le scandale "Ken le survivant" ( série ultra violente destinée aux + de 16 ans au Japon mais qui a été diffusée dans le Club Dorothée ). C'est lorsque les parents ont commencé à réagir en masse face à la violence de certaines séries que les diffuseurs ont regardé d'encore plus prêt les séries et se sont livrés à un charcutage assez incroyable sur tout ce qui pouvait choquer les têtes blondes ( et surtout ce qui pouvait choquer les parents ).

Bref, pour en revenir à Lady Oscar, je me suis également posée certaines questions : comment se fait il que l'on soit si attirée/marquée par un personnage ? Pour ma part, je dirais que j'étais déjà "lesbienne" étant enfant, et que Lady Oscar correspondait à ce que je recherchais en terme d'heroïne.
Dans une tête enfantine ça donne : lady oscar est belle, elle est forte, elle n'attend pas le prince charmant, elle plaît aux femmes, et tout le monde la trouve "cool" même si elle est "habillée comme un garçon" comme dit la chanson MDRlarmes


Mais avec le regard actuel on voit bien que le personnage ne se considère pas comme une "femme en homme" mais soit comme un homme, soit comme une femme...et devant faire un choix. Si elle est un homme, elle ne peut pas aimer, puisqu'elle aime les hommes. Si elle est une femme, c'est mariage, enfants, place de femme selon les critères de l'époque.
A la fin de la série, lorsqu'elle réalise ses sentiments et se considère comme "la femme" d'André, elle décide clairement de se mettre sous ses ordres et l'annonce à sa brigade bien qu'elle soit officiellement son supérieur hiérarchique...ça fait mal au féminisme Mr. Green

Concernant l'homosexualité...bien que Rosalie tombe amoureuse d'elle, le seul moment où il est question de sexualité entre femmes est abordé sous une forme négative : lors de l'affaire du collier, Jeanne de La Motte prétend que Marie Antoinette préfère les femmes et qu'elle est l'une de ses nombreuses amantes. Elle utilise l'image d'Oscar et son amitié avec la Reine comme une preuve de la "débauche" de Marie Antoinette.
Le but du personnage de Jeanne de La Motte est ici de se victimiser et d'amener le peuple à detester encore davantage la Reine, en esperant se faire acquitter pour son rôle dans l'affaire du collier. Mais on voit bien ici que si les sentiments "troubles" sont permis ( Rosalie/Oscar relation totalement chaste ), "préfèrer les femmes" est un signe de débauche.
Si dans l'animé, Oscar réagit par l'admiration vis à vis des efforts déployés par Jeanne pour sauver sa tête, la réaction du même personnage dans le manga gêne pas mal les lectrices lesbiennes puisqu'elle désaprouve clairement et dit haut et fort qu'elle n'est pas lesbienne (ce qui ne l'empêche pas à plusieures reprises dans l'histoire de jouer de cette ambiguité, notamment quand son père décide de la marier et qu'elle apparaît au bal dans son uniforme et fait du charme à toutes les demoiselles présentes )

La position de l'auteure est aussi assez ambigue, bien qu'elle ait traité à plusieures reprises de la question des genres et frôlé celle de l'homosexualité. Dans Oniisama E, l'homosexualité est abordée à plusieurs reprises également mais plutôt sous la forme d'une attirance ou sexualité adolescente avec un soupçon d'interdit. Dans "Claudine", le personnage principal n'est pas clairement "homosexuel" puisque Claudine se considère comme un homme dans un corps de femme...il s'agit plus de la notion de transgenre/transexualité...( je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de lire tous ses titres car, comme ils datent, seuls les histoires marquantes nous parviennent ). Il est intéressant de voir que dans Oniisama E, le "genre" apparent et l'homosexualité ne vont pas forcément de paire : si St Just est clairement homosexuelle, La "générale" qui est l'autre figure "masculinisée" de l'école est bien hétérosexuelle malgré ses rapports ambigus avec St Just.

Ce qui est intéressant chez Ryoko Ikeda c'est justement ça : le traitement de l'ambiguité, de la relation au genre, mais aussi le traitement psychologique des personnages...tout cela écrit et diffusé dans le japon des années 70 à 80 ( aujourd'hui, elle s'est retirée du domaine du dessin pour se consacrer à la composition d'Opéra ). Je me demande jusqu'où elle aurait été si elle avait continué, avec le mode de pensée actuel.

Au fait j'ai oublié de préciser que le manga de Lady Oscar était également disponible sous forme de deux gros tomes ( + un bonus mais sans grand interêt ) aux éditions Kana


Oniisama E est aussi disponible en deux coffrets en VO sous titrée ( avec pour bonus les sept épisodes doublés et censurés de la tentative de diffusion en France )...cette adaptation animée date du début des 90's, de ce fait, elle semble avoir moins vieillit dans les thèmes. Personnellement j'ai trouvé l'histoire passionnante.

Et pour Indigo Blue, la couverture et une page scannée :
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Misfit Cat
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Mer 8 Nov - 10:48

Je suis sincèrement épatée par tes connaissances en la matière Minipoussin. clin d'oeil Je ne sais plus comment nous en sommes venues à aborder ce sujet mais il aurait été dommage que nous ne le fassions pas. Tu comptais nous cacher tout ça ? nonnon

Je regrette presque de ne pas mieux connaître le domaine pour pouvoir échanger avec toi.

Je me demandais également quel avait été le véritable effet de la censure (française ici) sur l'impact de la série et plus généralement dans d'autres séries. Est-ce que véritablement elle édulcore le contenu qui pourrait apparaître comme étant sujet à polémique et évite que nous nous interrogions ou est-ce qu'au contraire, les incohérences qu'elle laisse face à une série font que nous nous posons encore plus de questions et développons un imaginaire d'autant plus fort que rien n'est dit clairement... Là, je fais référence par exemple à la série Xena. Bien que je ne l'ait pas suivie très régulièrement, bien des ambiguités étaient présentes à cause de la façon erratique dont les épisodes étaient diffusés. Me sachant déjà attirée par les femmes à cette époque, je tiens compte que j'étais 'sensibilisée' au sujet, mais tout de même. En fait, quand j'ai pu voir un peu plus tard les épisodes non censurés en Vo aux US, j'ai été même étonnée que ça n'aille pas plus loin, un peu déçue, lol. Bon, j'ai tout de même apprécié une scène de baiser tout à fait charmante et le nouveau look de Gabrielle, beaucoup plus androgyne. Mais je dérape, cette série est loin d'être aussi intéressante que les mangas que tu évoques.

Et pour en revenir à Lady Oscar, je me souviens également avoir réfléchi sur la question de la différence des possibilités offertes par une vie de 'garçon' ou de 'comme un garçon' et celle d'une fille. Pas de grande différence flagrante à mon époque et dans mon milieu puisqu'on permettait à une fille de se comporter souvent comme un garçon dans les jeux et vestimentairement aussi. La seule différence que je sentais se portait au niveau de ces petits coups de coeur féminins qui étaient les miens (déjà au CP, Dieu que Nina la petite nouvelle était belle Rolling Eyes) et aussi sur l'éventuelle possibilité que je serais beaucoup plus efficace pour me battre contre les garçons quand ils embêtaient les filles. Laughing

Bon, enfin bref, je ne vais pas radoter trois heures sur mon enfance mais que de fantasmes sur ces mangas nouvellement arrivés dont les personnages avaient un aspect très androgyne parfois et faisaient que je m'interrogeais sur la notion de genre, (à mon niveau). Les rôles féminins avaient une importance autre que dans les dessins animés et séries européennes. Il n'y avait pas d'autre choix alors que de s'identifier aux petits garçons courageux et téméraires qu'on nous présentait, ou aux petites filles mièvres, romantiques bien souvent petites pestes comploteuses, chouinardes et trop souvent exclues de l'action.

Et dommage oui que Ryoko Ikeda n'ait pas poursuivi dans cette voie, j'aurais été curieuse, et ravie, de suivre une série dans lequel un personnage féminin aurait pu aller au delà de l'ambiguité dans un contexte plus contemporain. Enfin ! Wink

Merci ! Smile
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Mer 8 Nov - 10:50

Bon les filles, il y en a bien une ou deux sur ce forum qui sont grosso modo de notre génération et qui pourraient nous parler de leur expérience personnelle sur le sujet non ? Allez !!! trampoline
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Mer 8 Nov - 21:44

Je suis fan de mangas et d'animés depuis environ douze ans donc je commence à bien connaître le sujet même s'il est impossible de tout connaître...c'est comme pour la littérature, impossible d'avoir tout lu et de connaître tous les auteurs.

La censure s'est présentée différemment selon les séries et les raisons de la censure. En ce qui concerne les séries destinées aux garçons, ce sont plutôt les scènes jugées trop violentes qui ont été coupées ( parfois près de dix minutes en moins sur un épisode des "Chevaliers du Zodiaque" ) et les dialogues changés pour dédramatiser les situations ( Dans Nicky Larson ou Ken le survivant, les "méchants" se sont vus affublés d'accents ridicules et de dialogues tout aussi ridicules car dans la version originale il était question de tortures ou violences...dans Nicky Larson, les dialogues osés ont aussi été changés : le personnage principale ayant la particularité d'être obsédé sexuel, la vf transformait ses propositions de coucheries en "si on allait dans un restaurant végétarien ?" : l'adulte comprenait parfaitement le détournement mais pas l'enfant ).

Dans Candy, ce qui a été coupé concernait la mort d'un des personnages...qui disparaissait donc de l'histoire sans explication dans la VF. C'est dans ce genre de scène que l'impact du fantasme peut être importante...l'enfant comprend à la vue des images qu'il y a un drame, un problème, mais sans que celui ci ne soit montré ou expliqué.

Dans Lady Oscar, il y a eu peu de censure, cependant l'interêt que peuvent lui porter les demoiselles ou le fait que son genre soit parfaitement connu a été retiré de la VF initiale. Ex : Marie Antoinette après sa première rencontre avec Oscar fait part à sa dame de compagnie de son admiration pour le "beau jeune homme" et apprend à ce moment qu'il s'agit d'une femme sans pour autant être moins charmée ( moins d'une minute mais coupée quand même ). Si mes souvenirs sont bons, dans la VF d'origine, Rosalie ignore longtemps qu'Oscar est une femme alors qu'elle est parfaitement au courant dans la VO...

Dans Oniisama E...les dialogues ont été changés et les scènes sur coupées pour tenter de transformer l'histoire en "histoire pour petite fille sensible" type Princesse Sarah. Sauf qu'Oniisama E traite d'homosexualité, d'automutilation, de suicide, de violences psychologiques et autres troubles passionnels...impossible même en charcutant et en changeant les dialogues de faire passer la pilule...la diffusion française s'est donc stoppée au septième épisode ( sur 39 ). A l'époque ils achetaient les séries sans les regarder auparavant ...

Dans Sailor Moon on retrouve la notion de "trouble" liée à la censure : le personnage d'Haruka, qui est une "butch" a tantôt une apparence masculine, tantôt une apparence féminine, et une relation plus qu'ambigue avec sa partenaire. Vu le succès de la série partout dans le monde, il était impossible de stopper la diffusion. De ce fait, ils tentent de faire croire qu'Haruka est un garçon qui se transforme en fille...mais l'idée est assez "bordélique". Comme j'étais ado à l'époque j'ai vite compris la relation homosexuelle mais je ne sais pas trop quelle répercussions ces coupures ont eu sur les enfants.

Par la suite, la culture "manga" s'est développée et beaucoup de séries ont été diffusées directement en vidéo...de ce fait il ne me semble pas que la censure ait continué. J'ai même eu l'occasion de constater qu'M6 n'avait pas supprimé les références à l'homosexualité féminine dans "Card Captor Sakura" lorsque la série à été diffusée, à direction des petites filles ( Tomoko, la meilleure amie de Sakura a des sentiments assez développés pour elle...de même on comprend que la mère de Tomoko était amoureuse de la mère de Sakura lorsqu'elles étaient adolescentes et qu'elle s'est mariée "par dépit" ).

Pour en revenir à Lady Oscar, étant très jeune à l'époque ( 4/5 ans max ), je n'ai pas fait de parallèle avec moi. Je trouvais qu'elle était très belle et cool et je voulais lui ressembler MDRlarmes

Sur les rôles "stéréotypés" dans les animés et mangas...on va dire que c'est soit l'un soit l'autre. Il y a quand même de sacrés stéréotypes qui ont la vie dure dans certaines séries ( Candy, Georgie, Princesse Sarah ) et l'heroïne se trouve souvent être une cruchotte intégrale ou une belle demoiselle en détresse permanente dans les séries pour garçons. A l'opposé, il y a aussi le rôle de la "fille pas très belle et garçon manquée" avec laquelle le héros se dispute en permanence tout en en étant secrétement amoureux...mais on a commencé à voir des personnages féminins "forts" à partir des années 70. Je pense qu'il y a aussi depuis quelques années un effet "Lara Croft" qui s'est étalé sur la surface de la planète et qui fait qu'il y a de plus en plus d'heroïnes fortes et sexy qui plaisent aussi bien au public masculin que féminin.
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Jeu 9 Nov - 18:46

Chalut !

J'avoue que je ne connais rien aux mangas, et que concernant les dessins animés japonais, outre ceux de mon enfance (Goldorak, Candy et consort), je n'ai vu que des long métrages récemment sortis en France (des Miyazaki pour la plupart, "Jin Roh", "Le Tombeau Des Lucioles", etc.). Mais les ouvrages écrits me sont parfaitement inconnus. Cependant, cela m'intéresse, notamment parce que sur l'autre site où je sévissais avant, beaucoup lisaient des mangas. Idem pour mes cousin-es. J'ai un intérêt certain pour le Japon (j'ai même suivi durant une année des cours de japonais) et j'étais agréablement surprise de voir que cet intérêt était partagé par les plus jeunes de ma famille, ce jusqu'à ce je réalise récemment que c'était générationnel. Je considère ainsi avoir eu de la chance de m'y intéresser un peu avant, car aujourd'hui , je ne suis pas totalement larguée. Mais tout de même, je suis loin de pouvoir tenir longtemps une discussion sur le sujet...

Je ne sais pas par quoi commencer.

Pour les animés, je pense que je vais acquérir le coffret de "Lady Oscar" dont tu parles. Moi, Misfit Pas Cat, je ne connaissais pas du tout !!! Pourtant, je lis sur un site que c'est arrivé en France en 1986 via Récré A2 que je devais encore regarder à ce moment-là (j'ai en gros cessé de regarder des dessins animés après avoir passé mon bac - soit en 1989 - en raison du labeur imposé par mes diverses classes préparatoires... exception faite d'"Olive Et Tom" qui me vidait le tête, et un peu "Jeanne Et Serge" - qu'est-ce que j'ai pu me faire chambrer pour avoir regardé ça Mr. Green).

Minipoussin a écrit:
Lady Oscar m'a beaucoup marquée aussi étant enfant...je pense que c'est le premier personnage féminin à vraiment être mis en avant et pouvant se débrouiller "seule". L'autre point fort c'est effectivement la question du genre. Le fait qu'il pouvait être positif d'être une femme "garçon manqué" dans l'esprit d'un enfant.

Arf, c'est là où je réalise que je suis arrivée quelques petites années trop tôt. Misfit et moi avons trois ans d'écart, et à cet âge, c'est énorme. En gros, Misfit, tu as dû voir ce dessins animé vers 11-12 ans au collège, quand j'en avais 14-15 et que j'étais au lycée. Quant à Minipoussin, n'en parlons pas ! lol J'ai été stigmatisée comme garçon manqué toute ma jeunesse et me suis construite une identité masculine. Je suis sûre que j'aurais adoré le personnage que vous décrivez.

Minipoussin a écrit:
Bref, pour en revenir à Lady Oscar, je me suis également posée certaines questions : comment se fait il que l'on soit si attirée/marquée par un personnage ? Pour ma part, je dirais que j'étais déjà "lesbienne" étant enfant, et que Lady Oscar correspondait à ce que je recherchais en terme d'heroïne.
Dans une tête enfantine ça donne : lady oscar est belle, elle est forte, elle n'attend pas le prince charmant, elle plaît aux femmes, et tout le monde la trouve "cool" même si elle est "habillée comme un garçon" comme dit la chanson MDRlarmes

Tu dis que tu étais déjà lesbienne ? Pour sûr, moi, je l'étais déjà à 10-11 ans, c'est vers cet âge-là que j'ai d'ailleurs eu ma seule expérience significative avec une fille, expérience que j'ai interrompue par culpabilité. Je ne réalisais pas bien ce que je faisais mas j'ai ressenti que ce "n'était pas bien" et j'y ai donc mis un terme...

En ce qui concerne les autres séries de mon coeur (les japoniaiseries dit-on parfois...), comme beaucoup, j'ai regardé "Candy", "Goldorak" et "Albator". J'étais très fans de Golodrak, je me souviens même avoir eu un taille-crayon Goldorak. Je me rappelle également que ma mère surnommait notre chatte (qui s'appelait Margotte) "Margolgoth" parce que je devais la bassiner avec ça. Je m'identifiais totalement à Actarus (ou à Albator). Pour "Candy", c'est Terry Grandchester et Anthony que je regardais, car j'aurais voulu être eux... Ah la la la la la la... La question du genre est une des grandes questions de ma vie !

Mais revenons aux mags : pour les livres eux-même, que conseilles-tu à la novice que je suis, Minipoussin ? "Indigo Blue" également ?

Ariane-merci-d'avance-pour-tes-conseils-avisés- clin d'oeil- bisou4
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Jeu 9 Nov - 21:02

C'est vrai que vu mon age et mon parcours, mon regard ne s'était jamais attardé sur les mangas...

Merci Minipoussin de m'en avoir donné une autre vision... Wink
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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Ven 10 Nov - 1:46

Heloïse : c'est générationnel mais ça a débuté avec la génération Goldorak ( la tienne et celle de Misfit donc )...sauf qu'à la base les enfants des 70's qui se sont interessés aux mangas ont du subir par mal de préjugés et de moqueries.
Ayant été fan d'animés avant de m'assumer en tant que lesbienne, je dois dire que ce fut un formidable entraînement MDRlarmes

J'étais moi aussi fan de "Jeanne et Serge", je faisais de véritables crises d'hystéries quand je ratais un épisode...je pense qu'on pourrait s'interroger là aussi sur l'allure et la personnalité de Jeanne par rapport à d'autres personnages féminins : sportive, cheveux courts, garçon manqué ( tiens donc ! )
Olive et Tom... fut le point de départ de pas mal de fanzines Yaoi où les jeunes artistes mettaient en scène les personnages principaux dans des relations sentimentales en accentuant leur androgynie. Deux séries ont déclenché ce phénomène : Olive et Tom (captain Tsubasa) et Les chevaliers du Zodiaque ( Saint Seiya ).
J'étais très fan de Saint Seiya qui fut à l'origine de ma passion...sans pouvoir me l'expliquer puisque c'est un animé très dirigé vers les jeunes garçons...mais l'androgynie des personnages à du beaucoup jouer inconsciemment ( + le côté très amour courtois / Chevaliers etc .). Le personnage de Shun, qui est le plus androgyne avait d'ailleurs été pris pour une femme par les doubleurs français durant les premiers épisodes.


Pour en revenir aux mangas, il y en a beaucoup de très très bien mais ça dépend aussi des goûts de chacun.
Côté lesbien, le choix est encore assez limité niveau manga en France, c'est pourquoi j'oriente plutôt vers Indigo Blue d'Ebine Yamaji car c'est un manga lesbien, adulte, par une artiste lesbienne.
Tous les titres de cet auteur ont été publié par les éditions Asukia :

- Love my life , qui est présenté du point de vue de l'heroine : une jeune fille amoureuse d'une autre fille et qui cherche comment l'apprendre à son père. C'est le plus gros succès Yuri à ce jour en France parce que tous les publics l'ont apprécié. Pour ma part, je trouve qu'il s'adresse quand même à un public de jeunes adultes ou d'adolescent de par les questions qui y sont abordées.


- Freesoul : l'Histoire d'une fille qui tombe amoureuse d'une autre fille...et qui créé un personnage de bande dessinée qui est son héroïne, une chanteuse black et lesbienne forte qui ne se laisse marcher dessus par personne. L'un des titres les plus sensibles de l'auteur ( je reproche souvent à Ebine Yamaji la froideur dans le traitement de ses personnages )


- Sweet Lovin' Baby : une jeune lesbienne se lie d'amitié avec un couple de femmes. Malheureusement, l'une de ses deux femmes souhaite "mener une vie normale" et se marier.
Je l'ai lu une fois chez une amie...pas mal mais pas un souvenir mémorable de ce titre.

- Indigo Blue : Une femme écrivain, fiancée, fait la rencontre d'une lesbienne qui est la seule à percevoir son secret : dans son dernier livre, l'amant de l'heroïne dont le nom ni le genre n'est jamais cité pourrait bien être une femme...
C'est mon préféré de l'auteur car le plus adulte et celui qui a le scénario le plus construit.

- Sur la Nuit : celui qui plaît le moins aux lesbiennes puisqu'il n'est pas lesbien MDRlarmes
L'auteure dit elle même qu'elle était en pleine dépression au moment de la création, ce qui fait que les historiettes que contient le recueil sont assez noires voire glauques. Je ne conseille pas trop aux néophytes.

Après dans les mangas "généraux" il y a de très bons titres mais j'aurais besoin de connaître davantage vos goûts pour vous conseiller.
En ce qui me concerne, je suis actuellement deux séries :
- XXX Holic de Clamp : un garçon qui a le pouvoir d'attirer les esprits atterit un jour dans une étrange boutique dont l'enigmatique propriétaire prétend pouvoir réaliser les rêves. Elle accepte de libérer le garçon de son pouvoir s'il lui sert de garçon à tout faire. En vérité Yôko ( le nom de la sorcière) ne croit pas au hasard, et leur rencontre n'est que le point de départ de quelque chose d'important dans la vie du personnage principal.
Clamp est un groupe de femmes qui a la particularité de s'intéresser à tous les genres. J'ai beaucoup aimé leurs premières oeuvres ( Tokyo Babylon et RG Veda ) et moins les suivantes. XXX Holic semble marquer le retour de l'inspiration et l'envie de refaire des titres plus adultes.
Enfin, c'est surtout Yôko qui est très attirante dans le titre démon




- Homunculus : un autre titre "seinen" ( pour adultes )
Un étudiant en médecine propose un jour à un SDF de subir une expérience en échange de la réparation de sa voiture. L'opération, une trépanation, devrait permettre à l'objet de l'expérience de développer une sensibilité particulière aux phénomènes dits "paranormaux". Bientôt le jeune SDF s'aperçoit que son oeil gauche lui fait voir le monde "différemment"...en réalité il peut à présent percevoir des homunculus : la façon dont il perçoit les autres être humains est l'image de leur inconscient.
Grâce à ce pouvoir, il peut aider les autres à règler leur plus profonds traumatismes...mais la situation devient plus compliqué lorsqu'il aperçoit son propre reflet dans la glace...

Ce titre aborde la psychanalyse de façon très originale...après on arrive à entrer dans l'univers ou pas ( le graphisme est assez particulier )

Enfin, je citerais Ray, mon coup de coeur manga de l'année ( éditions Asuka comme pour Ebine Yamaji ) ... une femme qui a le dont de voir au travers de la matière depuis qu'elle a été sauvée d'une organisation mafieuse par le célèbre Blackjack. Elle choisit d'utiliser ce don en pratiquant illégalement la chirurgie...elle est aussi à la recherche de son passé.
Une héroïne charmante et un scénario bien ficelé...j'ai lu les sept tomes d'une traite.

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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Ven 10 Nov - 11:04

Chalut !

Minipoussin a écrit:
Heloïse : c'est générationnel mais ça a débuté avec la génération Goldorak ( la tienne et celle de Misfit donc )...sauf qu'à la base les enfants des 70's qui se sont interessés aux mangas ont du subir par mal de préjugés et de moqueries.

Les dessins animés étaient assez critiqués en effet, notamment pour leur qualité contestable. Je me rappelle un ami m'expliquant, en regardant "Olive Et Tom", qu'à chaque fois, on ne voyait qu'un seul personnage bouger. Mais bon, il faut voir aussi les moyens dont devaient disposer leurs créateurs. J'imagine qu'ils n'étaient pas ceux d'un long métrage de Miyazaki...

En ce qui concerne les mangas eux-même, pour ma part, je crois avoir découvert leur existence en école d'ingénieur-e. C'est là que j'ai pris des cours de japonais. En fait, "manga" signifie "bande dessinée" avant toute chose, et c'est nous aujourd'hui qui en faisons un genre particulier au sein même de la BD (à l'instar des "comics" ou du "cake", lol). La prof de japonais nous avait emmené-es au restaurant (je n'avais jamais mangé de la cuisine japonaise avant...) et montré des librairies de magazines et livres écrits en japonais. Il me semble que c'est là que j'ai dû en avoir dans les mains pour la première fois (en tout cas, je n'ai pas de souvenir antérieur qui me revienne). Donc oui, ça a bien dû commencer avec nous, mais via la télévision seulement, tout du moins en ce qui me concerne clin d'oeil Il faut quand même préciser que pour ma part, à cet âge, je lisais très peu, même des BD, au grand dam de ma mère, car je passais tout mon temps à écouter de la zique. Toi, dans ta jeunesse, tu lisais des mangas, moi, j'établissais des discographies d'artistes pour me procurer toutes leurs chansons Mr. Green Chacun-e ses passions ! super

Minipoussin a écrit:
J'étais moi aussi fan de "Jeanne et Serge", je faisais de véritables crises d'hystéries quand je ratais un épisode...je pense qu'on pourrait s'interroger là aussi sur l'allure et la personnalité de Jeanne par rapport à d'autres personnages féminins : sportive, cheveux courts, garçon manqué ( tiens donc ! )

Moi, j'aimais bien, mais j'ai surtout regardé "Olive Et Tom". Le foot, c'était plus mon truc, et les garçons aussi (identité masculine oblige). Ce qui m'a frappée, c'est que dans ces deux séries, l'un des personnages principaux soit quasi toujours absent : Tom et Serge, on ne les voit jamais. Etait-ce ainsi également au Japon ou est-ce une volonté des diffuseur/euses français-es de "cacher" certaines choses ? As-tu la réponse ?

Minipoussin a écrit:
Olive et Tom... fut le point de départ de pas mal de fanzines Yaoi où les jeunes artistes mettaient en scène les personnages principaux dans des relations sentimentales en accentuant leur androgynie. Deux séries ont déclenché ce phénomène : Olive et Tom (captain Tsubasa) et Les chevaliers du Zodiaque ( Saint Seiya ).

Ce que j'ai le plus aimé dans "Olive Et Tom", c'est le match contre la France Mr. Green Fallait voir l'image du beau gosse français, le cliché MDR2

Mais tu as sans doute raison, je n'avais jamais considéré le caractère androgyne des personnages jusqu'à ce que tu l'évoques.

D'ailleurs, pour revenir aux vieilles séries, j'adorais les Sylvidres dans "Albator" (j'ai d'ailleurs détesté la deuxième saison, celle avec les Humanoïdes, car en sus, le caractère d'Albator avait changé, je trouve, il me parassait être un étranger). Ah, je les trouvais fascinantes...

Minipoussin a écrit:
- XXX Holic

Rien à voir : j'ai une copine dont c'est le pseudo sur MSN trampoline Voilà, c'est tout... tête

Merci pour toutes ces références. J'ai déjà commandé "Lady Oscar" (édition collector), je vais sans doute faire l'acquisition de quelques-uns de ces livres !

Ariane-zibous- bisou4


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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Ven 10 Nov - 12:22

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MessageSujet: Re: Les lesbiennes dans les animés et mangas   Sam 11 Nov - 3:05

heloise a écrit:

Les dessins animés étaient assez critiqués en effet, notamment pour leur qualité contestable. Je me rappelle un ami m'expliquant, en regardant "Olive Et Tom", qu'à chaque fois, on ne voyait qu'un seul personnage bouger. Mais bon, il faut voir aussi les moyens dont devaient disposer leurs créateurs. J'imagine qu'ils n'étaient pas ceux d'un long métrage de Miyazaki...


Effectivement...à la base les séries animées sont étudiées pour se présenter comme des feuilletons télé, à raison d'un épisode par semaine...alors que le format "film d'animation" mobilise beaucoup plus de moyens, de personnels et de temps. De ce fait, il faut faire vite et avec le moins de moyens possible : les scènes sont réutilisables, le nombre d'images par seconde est réduit, le travail sur les décors est moins minutieux etc.
Ensuite, les moyens sont différents selon la série et ce que la maison de production "mise" sur la série.

Heloise a écrit:

Moi, j'aimais bien, mais j'ai surtout regardé "Olive Et Tom". Le foot, c'était plus mon truc, et les garçons aussi (identité masculine oblige). Ce qui m'a frappée, c'est que dans ces deux séries, l'un des personnages principaux soit quasi toujours absent : Tom et Serge, on ne les voit jamais. Etait-ce ainsi également au Japon ou est-ce une volonté des diffuseur/euses français-es de "cacher" certaines choses ? As-tu la réponse ?


Tout simplement parce que les titres employés en France ne sont pas les titres japonais. "Olive et Tom" s'appelle "Captain Tsubasa" à l'origine, ce qui fait directement réference au personnage principal. Pour Jeanne et Serge, c'est "Attacker You" qui est, je crois, un jeu de mots sur le prénom de l'heroïne.
Je pense que ça a à voir avec quelque chose de culturel côté français que de faire des "paires" comme ça...surtout que, comme tu le dis, Tom n'est pas si présent, ni Serge qui n'est d'ailleurs pas amoureux de Jeanne.

Heloise a écrit:

D'ailleurs, pour revenir aux vieilles séries, j'adorais les Sylvidres dans "Albator" (j'ai d'ailleurs détesté la deuxième saison, celle avec les Humanoïdes, car en sus, le caractère d'Albator avait changé, je trouve, il me parassait être un étranger). Ah, je les trouvais fascinantes...


Je n'ai que de très lointains souvenirs d'Albator...mais je sais que les Sylvidres ont beaucoup marqué MDRlarmes
Quand mes frères parlaient d'Albator, les lumières dans les yeux, le même terme revenait souvent "ahhhh les Sylvidres..."
Pour les changements entre les deux séries, en fait "le monde d'Albator" a fait énormement de petits, à des années voire des décennies d'écart ( la dernière série doit dater d'à peine quelques années ). La première série que tu as vu devait être "Albator 78" et la seconde "Albator 84" , il me semble que ça ne se passe pas tout à fait dans le même univers , et je ne suis pas sûre que la chronologie les fait se "suivre".

Citation:

Merci pour toutes ces références. J'ai déjà commandé "Lady Oscar" (édition collector), je vais sans doute faire l'acquisition de quelques-uns de ces livres !


Vu le prix du coffret j'espère que ça te plaira un minimum sinon je vais me sentir coupable prosterne
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Les lesbiennes dans les animés et mangas

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