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 Geneviève Pastre

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Misfit Cat
Déesse parmi les déesses


Nombre de messages: 8437
Date d'inscription: 23/05/2005

MessageSujet: Geneviève Pastre   Dim 16 Juil - 14:33

Geneviève Pastre




Née le 20 novembre 1924, date du Manifeste du surréalisme, Geneviève Pastre a des racines triples : le Rhin, Mayence lieu de sa naissance, la Lorraine où elle a passé toute son enfance, et les grands Causses, Millau et toute sa région, terre d'origine de sa famille depuis toujours. Et le monde à découvrir.
Malgré une enfance vouée à la danse et sa volonté affirmée de s'y consacrer, elle est contrainte par sa famille à y renoncer et à poursuivre des études littéraires. A 24 ans, les termine par l'agrégation de grammaire, qui l'oriente vers l'enseignement.

Cette rupture avec ce qui donnait un sens à sa vie et à sa création artistique provoque chez elle, avec l'expérience de la douleur, le réflexe de l'écriture et la métamorphose en poète. Parallèlement, elle suit des cours de mime (avec Marceau et Jacques Lecoq) et, retrouvant ainsi la scène, crée son propre groupe, qui devient compagnie théâtrale en 1974, sous le nom de Théâtre de l'escalier, puis sous celui de "Compagnie Geneviève Pastre". Ce sont alors des années de bonheur (près de vingt ans) dans et par la création continue (au moins une création annuelle).
Après avoir publié des recueils de poèmes, des textes et un essai sur l'amour, De l'Amour lesbien, chez différents éditeurs, elle crée une collection personnelle : Les Octaviennes, en 1985, et finalement, sa propre maison d'édition en 1989 : Les Éditions Geneviève Pastre. Celles-ci incluent sa première collection, à laquelle elle en ajoute une seconde : Les Gémeaux, puis d'autres : bibliophilie, romans, essais, et une minipoche: Courants Ascendants.

Le terme "Les Octaviennes" désigne aussi depuis 1988, une association de femmes créatrices, (ouverte à toutes et ouverte sur le monde) qu'elle a fondée et qu'elle anime, pour développer un réseau culturel original autour de jeunes talents autant que d'auteures confirmées. Cette association culturelle fonctionne sur invitation et cooptation, de manière à préserver, tout en les élargissant, les "affinités électives". (BP 4242 - 75160 Paris cedex 04).
Elle a créé un prix de Poésie, un Prix Interarts, un Prix "Les Gémeaux", (créé en 1999) pour les poètes gais qui avaient concouru spontanément dès 1997.
Déjà en 1990, elle avait organisé le Troisième Festival européen de l'écriture gaie et lesbienne à Paris, "Anticipations Festival" qui a réuni près d'une centaine d'écrivains et d'écrivaines, de critiques, de traducteurs/trices et d'éditeurs/trices (débats, salons littéraires, spectacles, etc.). Les premiers salons organisés dans le cadre de FALGWE (la fédération européenne) avaient eu lieu à Londres en 1987, puis à Rotterdam, "Satisfiction" en 1989.
Elle a enfin créé, en 1985, un groupe d'écriture expérimentale : Tendi Mundi qui a participé, entre autres, à la Foire de la Poésie de Paris, aux Journées internationales de poésie de Rodez. Elle a également animé un atelier aux Rencontres Nationales d'Ateliers d'Ecriture à Aix- en-Provence en février 1993. Elle participe aussi en tant qu'auteure et éditrice aux Salons de l'Homosocialité, et à celui de la Salle Wagram et de Cineffable. Avec les Octaviennes elle dit ses textes dans des récitals donnés en public (restaurants de femmes et autres manifestations publiques). Elle se partage ainsi entre l'écriture, la mise en scène, la poésie, la recherche philosophique, sociologique et anthropologique, fait des communications dans de nombreux colloques et festivals, a été invitée sur des TV tant étrangères que françaises. Pendant dix années, elle a animé une émission hebdomadaire sur Radio-Libertaire, "Les Affinités électives".
Elle a utilisé parfois divers pseudonymes, en tant que critique ou romancière.
Elle vient de créer un parti politique, les Politides (ou Mauves). Il propose un projet global de société, redéfinit l'homme sur des bases modernes, être d'expression et relationnel, en particulier en intégrant les sexualités dans son expression fondamentale et en se positionnant d'une façon décisive et radicale sur les grands sujets d'actualité sociaux, droits de l'homme, politiques (famille, enfant, etc.), et prend position publiquement chaque fois que l'événement l'exige.


Publications

Pierre éclatée- poèmes, Ed. St Germain-des-Prés, Miroir Oblique, 1972, épuisé
Fleur dans le Ventre vert, poèmes, Ed. Millas-Martin, 1973, épuisé
On gaspille l'Amarre ici, poèmes, Ed. St Germain-des -Prés, Poètes contemporains, 1975, épuisé
7-14-17 ou Architectures d'Eros, Ed. Subervie, Rodez, 1978
L'espace du souffle*, roman, Ed. Christian Bourgois, coll. blanche, 1977 réédité. aux éditions Geneviève Pastre, Paris, 1990
De l'Amour lesbien*, essai, Pierre Horay, Paris, 1980, traduction allemande à Berlin en 1985 chez Sissiverlag
Octavie ou La deuxième mort du Minotaure, récit-poème, 1985 et réédition 1998
Fulvie ou Voyage à Delphes, journal de voyage, 1986
Athenes et le "Péril saphique", essai d'histoire critique, 1987, réédition 1997
Préludes pour un largo, poèmes, illustré par Madeleine Scellier, sur pur vélin Johannot, tirage limité, imprimerie de La Charité, Montpellier, coll. les Oct. 1988 épuisé, repris dans la coll. Courants ascendant. Largo, poème, traduit en anglais par Marilyn Hacker (in 13TH MOON, vol.14, University Albany)
Le Nouveau manuel d'orthographe, traité-pamphlet d'esthétique de la grammaire et du langage, 1991
« J’entends cette clameur » in La Société des femmes, anthologie des Cahiers du Grif , éditions complexe, 1992
Amélie ou Ondes de choc, nouvelle, (in "Mit Würde und Feuer", Wien Frauen, 1993. Paru en 1999, en édition originale française, au Québec
Trois gorgées du modeste royaume, poèmes, 1995
Le Bien aimer, essai philosophique et esthétique sur l'amour, 1995
Les Amazones, du mythe à l'histoire, essai d'histoire critique, 1996
A ma Mère, récit paru dans" Sie ist gegangen", Orlandaverlag, Berlin, 1997
Octavie/Octavia/OTtavia, traductions d'extraits d'Octavie ou la deuxième mort du Minotaure, en espagnol par Monica Khobzi, en italien par Bianca Rabaioli Apostoli
Intersections des seuils in Trois, revue québecoise dirigée par Anne-Marie Alonzo, Québec (juillet 1998)

Nombreux articles parus dans des revues françaises ou américaines en particulier :

"Le "JE" femme/ homme" in L'homosexuel/le dans les sociétés civiles et religieuses CERDIC/CNRS Strasbourg (colloque), 1985
« Twentieth Century Lesbians : Should we revive Memory or break with the Past » in Journal of Homosexuality, vol 25 , n°1/-1-1993
« Sortir du piège… par un saut qualitatif : la saisie intuitive du philosophe par un regard sur lui-même, être humain sexué », in Homosexualités, expression ; répression, Stock, 2000

Et aussi :

Une Femme en apesanteur (Mémoires littéraires militantes et politiques de 1975 à 1998) aux Editions Balland

Entre texte, musique, mise en scène et peinture :

Deux poèmes mis en musique par Yves-Marie Bruel et chantés par Christine Gouzes à l’abbaye de Sylvanès, en 1978 (in CD-oeuvres complètes d’Y. M. Bruel, 1995)
En Mai 1992, Le Théâtre de la Méduse a produit l'espace du souffle, dans une adaptation et une mise en scène de J.J. Charbonnier, avec Catherine Hasselwander. (La création a eu lieu au Théâtre Arcane à Paris.
En Novembre 1992, Jean Paul Gilly a exposé cinq tableaux d'une série de 29 à partir de l'espace du souffle, à la Mairie de Pantin, et au Centre Culturel d'Aubervilliers.

Rédigé par Florence Trocmé en novembre 2005, sur Poezibao : http://poezibao.typepad.com/poezibao/2005/11/genevive_pastre.html

Ses Sites :

Les Editions Geneviève Pastre : http://www.gpastre-editions.com/

Le parti politique Les Mauves : http://www.lesmauves.org/index.php

Son blog : http://genevievepastre.blogspirit.com/
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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Dim 16 Juil - 14:35

Bonheurs



Oui j'ai partagé
le lit de tant de jeunes femmes


O tendresse indicible
de la chaleur des corps consentants
si proches et si discrets
bavardages légers qui cachaient à peine l'émotion
qui n'osait pas se dire
encore
bien-être
chuchoté
plongées dans le sommeil
prélude d'un plaisir
non encore avoué,
consentement muet ravissement des sens
bienheureuse durée de nos corps rapprochés,
confiance rieuse au creux des oreillers
et tranquille jouissance émerveillée de soi
d'être éclose épanouie dans l'ombre et la douceur des draps
parfaite conjonction qui des pieds à la tête
et jusqu'au bout des doigts nous envahit d'émoi


Je salue aujourd'hui ce bonheur sans mélange
dont le divin parfum ne m'a jamais quittée
aucun homme jamais ne saura quelle essence
la femme porte en soi, dans sa félicité






Geneviève Pastre, Vis-a-vis et Invia suivi de l'Etat Poétique,
Collection Les Octaviennes, Editions Geneviève Pastre.

Photographie de Brian Peterson


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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Dim 16 Juil - 14:40

Au mâle quand il veut s'interposer



Rien jamais ne pourra égaler la douceur,
ni effacer la mémoire des corps
qu'il s'interpose et qu'il détruise à son profit
cet entremêlement auquel il n'a pas part,
il ne soupçonne pas la force indestructible
d'un seul toucher
de femmes à femmes
Il enrage se venge, domestique la fière,
l'ensevelit sous des voiles dans des sacs dans des lois des codes
destructeurs, ou au contraire la dénude et la cambre l'expose
insolemment
et obtient qu'elle en redemande
il taille en elle la part la plus vive du corps, ou tolère que ça se passe
ailleurs, ça ne me regarde pas
Il devrait renoncer à cette violence, se tourner vers son frère,
c'est alors seulement qu'il comprendra peut-être qu'il faut changer les
lois les règles les usages,
au lieu de dominer, partager ses désirs,
la rencontre féconde alors pourra se faire,
comme les Amazones et les Gargaréens,
pour faire des enfants sur les monts du Caucase,
puis aimer à son gré le reste de l'année, et vivre avec les nouveaux –
nés…

Personne n'est objet dans ce monde nouveau,
et les amours nouvelles provoqueront des chants libres, des musiques,
des accords entre inconnus et, comme a dit Rimbaud, nous saurons
les entendre, nous les prendrons, nous les comprendrons,

Car nous suivons les appels de nos désirs sans effort, ni mensonges,
sans regrets, dans une perfection qui nous donnera envie
de nous perpétuer.







Geneviève Pastre, Vis-à-vis et Invia suivi de L'Etat Poétique, Collection Les Octaviennes, Editions Geneviève Pastre


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Misfit Cat
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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Jeu 12 Oct - 20:57

Puisque l'humeur s'y prête en ce moment, un morceau d'anthologie pour vous... clin d'oeil




Je chie je dis que je chie non pour avoir l'air mais pour être sûre que je ne sous-chie pas à force de s'entendre dire que la femme est l'harmonie on ne sait jamais ce qui peut se produire tant pis si j'ai l'air je chie avec joie avec délivrance délectation et dieu merci je ne suis pas au stade anal je chie pour évacuer presser faire sortir et faire tomber et ma volupté est peut-être celle de l'accouchement aussi et c'est vraiment tout ce que je peux ce que je veux en dire je bande et je débande il suffit que je la voie et ne la voie pas et si je ne la vois pas où je voudrais je la désire encore plus fort et je vais et je viens la saisissant délicatement entre mes doigts je n'obéis plus à personne même pas à moi-même je suis le cheval blanc qui galope au-dessus de ta tête et de la mienne il y a un cheval ce n'est pas le cheval mort dans le piano ni l'âne pourrissant dans le champ corse entre deux étreintes maladroites ou pourries n'essaie pas d'en faire un cheval mort comme le jour où personne d'autre ne sera mon silex déposé dans ma bouche à ma naissance aucune autre pulpe je fais la fine bouche mes lèvres et mes mains je les ai regardées elles savent avant toutes les autres ne nais pas au désert sexe long ou sexe court sexe creux ou sexe gonflé un étang est là au-dessus duquel flotte une légère brume d'où montent des nénuphars aux longues racines un étang brillant pour la naissance il faut des ailes d'ange avec de bonnes ficelles je gueule que j'ai mal je gueule pour que crève le silence je chie avec joie et sans ostentation les chevaux morts les nuits solitaires les caresses solitaires les larmes et les anciens baisers les caresses poussées jusqu'à l'écoeurement les dos mal aimés après l'amour les supplications et les scandales les pressions et les menaces les silences obligés et les coïts interrompus et ininterrompus les sexes débandés et les nuits de noces avec les impuissants il y en a qui pensent notamment qui font des expériences de jeunesse qui ne sont pas arrivés depuis longtemps et moi j'arrive et je fais à toute vitesse mon trajet et je chie en courant je chiais en courant maintenant je m'assieds pas trop longtemps tout de même je ne lis pas en chiant je fais ce qu'il faut mais je n'y reste pas des heures et je domine à peine mon horizon mais je le domine des yeux je suis plongée dans la merdre jusqu'au menton pendant un moment ce fut pire j'avais peur de tomber dedans et la planche posée sur le tas de merde liquide au fond sous le petit toit de planches chauffées au soleil ne m'inspirait pas confiance mais je lisais les journaux de mode 1900 et je pissais comme un garçon tranquillement avec la complicité rieuse de l'amie plus âgée tendrement amusée je n'avais pas de pesanteur et le soleil filtrait pour moi pour toi ma tendre complice inconnue et née depuis toujours j'accepte avec toi de très longues fiançailles je chie tous les déjeuners concerts avec les plus grands noms à ce titre-là il faut se saouler et dégueuler l'énorme erreur du raisonnement de la prudence au lieu de chier il me faudrait dégueuler mais au lieu de cette évidence j'absorbais pendant des années et je ne cesse de chier l'Eglise la loi la rigueur la morale les deux sexes les valses en ut dièze mineur les cérémonies mémoriales l'église Saint-machin sauf saint-baiser je chie les titres les peurs les femmes qui président celles qui ont des anneaux au doigt celles qui ont des responsabilités celles qui élèvent le mieux possibles leurs enfants et celles qui se sacrifient celles qui concilient tout celles qui veulent des postes officiels celles qui se laissent baiser sans baiser elles-mêmes sans être celui qu'elles aiment celles qui subissent les fantasmes mâles pour être davantage celles qui n'inventent pas leurs fantasmes sans précédent celles qui citent Rimbaud au lieu de se citer elles-mêmes celles qui ont peur de perdre leur statut leur argent du mois ou de la semaine celles qui rêvent au lieu de baiser celles qui ne montrent pas leur sexe et non leur cul sinon le cul de l'homme quelle merveille mais lui parlent des culs des femmes mais ils ne montreraient pas leur cul de peur de peur de quoi de peur d'eux-mêmes de peur d'être à découvert de peur d'être surpris de peur d'être enfin possédés de peur que vos disques soient les nôtres de peur que leurs dés pipés soient les nôtres de peur que tout soit à la fois à l'envers et à l'endroit de jour et de nuit du côté des numéros pairs et des numéros impairs de la cartomancienne et du calcul des probabilités de Pascal et de Boris Vian de celui qui a inventé les omnibus et de celui qui roulait dans la plus superbe des automobiles et moi et moi avec ma DS affreux jeu de mots ma déesse la seule qui compte et tous ceux avec lesquels je baise ne sont que tes prémonitions même après coup ne sont que des chemins bourbeux vers toi et je les désire je te désire en eux et si tu étais là c'est toi que je mettrais à mal et je les chierais avec délectation avec volupté avec ostentation obstination délectation et sans aucune vénération je chie toute dialectique je chie les lois de la logique et même de ta logique je chie tous les poèmes qui ne sont pas de moi qui ne sont pas pour toi je chie les réserves et les prudences je parle à mon verre de vin je parle à mon clitoris qui ne vaut pas le tien je parle à ma vulve qui n'est pas la tienne je parle non à mon bonnet mais à tes tes doubles lèvres j'ai fait enlever les freins de ma voiture j'ai fait arracher tous les freins et je t'attends je t'attends la fin justifie les moyens pourquoi pas les tarots pour te trouver j'ai chié toute transcendance j'ai chié toute réserve j'ai chié tout ce qui est mort entends-tu chier est pour moi chier la mort les matières fécales de ma vie les matières inertes même plus capables de pourrir regarde les excréments des chiens comme ils pourrissent regarde comme tout le reste est à tes pieds regarde comme tes peurs sont chiées peur de ne pas assez jouir avec moi de moi par moi en moi peur de ne plus être la femme d'un homme très honorable peur d'être dupée peur d'être la possédée la perdante peur de ne plus être désirée tous tes cheveux gris cachés je les chie toutes tes rides je les chie tous mes poils gris je les chie aussi et tes mâles je les chie les miens aussi ceux qui sont moins forts que moi tant pis pour eux je ne veux rien savoir que cette chiée le contraire du désir pour m'abîmer en toi par toi pour toi sans aucune arrière-pensée pour que ton sexe je ne dis pas ton con car je sais le piège qu'on essaie d'y introduire auquel on essaie de le réduire je sais que je vais vers toi et ta réserve est délices même ton rire devant les magasins de ton fief même ton rire nu je goûte chaque minute de notre plaisir je goûte chaque minute de tes lèvres je chie avec aisance tout ce qui n'est pas toi tout ce qui n'est pas ta démarche aux bas verts aux bas noirs aux bas ôtés voracement délicatement dans ta demi-inconscience dans ta totale inconscience le deuxième temps est vécu c'est le temps du désert au cœur de l'amour je m'avance sur ces terres vierges en solitaire amoureuse et amante avec de nouvelles lois dans ma poche et je vais hésitant mais en fait je n'hésite pas du tout je jubile intérieurement extérieurement de toute mon âme que je ne sais pas où loger sinon dans mon cœur qui ne fait qu'un avec mon corps avec mon sexe avec toi avec mon délire avec mes raisonnements avec mon sexe nu avec mon âme d'écorces nombreuses avec mon âme de temps à temps à temps compté à temps libre à temps complet pour aimer je chie enfin librement tout ce qui pèse en moi en toi je chie tous les mots vides et trop légers tous les maux d'amour non accompli tous les mots d'amour sans baiser tous les mots de violence tous les mots à côté de côté tous les rires de moquerie sauf de timidité tous les détritus de tes craintes de ton passé de mon ancienne sottise et de ma sottise d'aujourd'hui quand je ne vois pas clair en toi en moi ni toi ni moi ne voyons bien clair tes poils gris les miens les tiens sont en or légers fils d'or de ma toison de ta toison tendresse j'ai appris à chier en regardant par toutes les lucarnes interdites par toutes les lucarnes moins une je croyais que c'était toutes les lucarnes il y avait toutes les autres et je payais mes impôts à la morale à la vérité à l'Etat à la loi à la sincérité dont personne n'a que faire toutes les vies sont en dehors il faut apprendre à posséder les corps pour les faire jouir il n'y a rien à apprendre seuls les fantasmes me comblent le fantasme sans parole mais rempli d'orgasmes si la femme est faible c'est qu'elle est mutilée dans ses orgasmes bourrés de bonne volonté un regard par-dessus l'épaule et quand elle jouit parfaitement bien salement vachement les deux mots que le mâle lui jette à la tête à travers les jardins de banlieue parce que c'est là qu'il souffre le plus et qu'il veut donc faire mal à son tour pour tout recracher et tout oublier un peu oublier beaucoup en même temps elle veut jouir et elle compte son temps elle compte sa maternité dévouement aveuglement elle se croit vieille elle compte les amants et les années de jouissance elle court toujours parfois en balayant derrière le fourneau surtout qu'il n'y ait pas de saletés pas de poussière c'est elle la superbe qui dit cela elle dit d'un regard furtif à la dérobée est-ce que je sais seulement ce qu'est l'amour et elle cultive la respectabilité mais elle voit les poils de son sexe devenir gris et elle a peur d'elle-même elle compte son passé il faut vraiment de bonnes ficelles pour faire des ailes d'ange mais je te les attacherai moi-même car nous sommes des femmes avec la parole en dedans le sexe en dehors mais nous ne nous offrons plus sur des tables d'opérations pour aimer être vues et faire des enfants apprends à posséder les corps pour jouir pour les faire jouir ne t'expose pas aux regards nus expose-toi au regard frère n'enferme pas ta vie dans un placard près de la chambre et de la cuisine à l'antimite ne mets pas ton sexe sous une housse je gueule que tu as mal que j'ai mal par là où les hommes nous font mal adroits maladroits maladroits trop étrangers arracheurs de langue et de sexe à tous les carrefours dans tous les lits Que faut-il que je chie encore dis-moi je trahirai tout le reste du monde pour toi car c'est en toi que je me suis enivrée des plus pures voluptés bien que toi tu ne m'aies pas touchée que moi seule t'ai touchée il faut que je chie sans façon tout le reste il y a déjà un gros tas de merde devant et derrière moi et je jubile de savoir qu'à la fin j'ai pu extirper de moi cet énorme tas d'excréments qui m'encombrait me pourrissait m'alourdissait m'empuantait et je ris maintenant que je te couvre de roses faut-il chier la ville et sa folie et ses inconnus qui ne vont pas jusqu'à moi jusqu'à toi la ville et ses mauvaises humeurs et mes faiblesses et mes angoisses de ton absence je ne veux plus avoir de pudeurs exténuantes j'ai trop vu d'obscénités dans les chiottes et sur les portes je sais le désir vif et lancinant qui vous tient et vous point jour et nuit et que le mâle entrave chez la femme parce qu'il la pénètre et tue son plus délicat plaisir et l'homme a besoin des obscénités c'est une langue primitive qui doit sortir entre les dents qui doit se mêler de fèces et de larmes et de sperme et de salive et de suc et il n'y a pas d'ordre préférentiel ni historique ni rien de semblable et je monte sur les toits pour le dire et sur la place publique et je picore les sexes en passant et je mets délicatement la main sur les cuisses et sur les sculptures douces comme des corps de femme et je pleure et je pleure de douleur de bonheur je pleure de mémoire et de demain j'en suis encore à chercher tout ce que je dois chier c'est mon silence sur toi c'est le silence des femmes sur l'essentielle douceur qu'elles ont remplacé par et les lignes se chevauchent et elles ne savent plus dire lire lire entre les lignes et elles vieillissent dans la dignité la ruse l'aigreur le furtif le rapace le caché le rampant et pire le souvenir on m'a arraché la langue mais je parle avec mes doigts et ma langue a retrouvé sa place pour la caresse fondamentale sur les lèvres de la bien-aimée je dis que c'est là leur place et pas ailleurs même pas pour parler qu'ai-je à faire avec vos ruses vos faiblesses vos calculs je n'en ai que faire je gueule que j'ai mal je gueule pour que crève le silence les clowns glissent et culbutent sur les feuilles de toutes les lettres qui répètent la même chose nous ne nous échapperons pas des filets des modes secrets éclatants nouveaux ni majeurs ni mineurs harmoniques doubles et chantantes

Geneviève Pastre, l'espace du souffle, Editions Geneviève Pastre, 1997


Dernière édition par Misfit Cat le Lun 23 Juin - 13:20, édité 1 fois
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Misfit Cat
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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Jeu 12 Juil - 20:26

Tiens en postant ceci, je réalise que personne n'a réagi au morceau d'anthologie précédant, quel dommage...

Un extrait/article du blog de Geneviève. Copyright, j'espère qu'elle ne m'en tiendra pas rigueur si elle me lit. J'avais envie de partager cette réflexion...

05 juillet 2007
médiocrités, ressassements, tassements
billet d'humeur (sexualités modes de vie philsophie de la vie politique et tutti quanti)

Médiocrités ressassements tassements

Comme une pluie tiédasse dans le monde gai et lesbien ?
Ainsi les colloques suivent leur cours, et les Marches s’enchaînent, les théories se développent, les écrivain/es écrivent, les magazines vivent ou survivent, d’autres naissent, des groupes bougent par tout le pays. D’où vient alors cette sensation de tassement ?
Du fait que les gais ont obtenu ce qu’ils désiraient et qu’ils peuvent retourner dans la masse, s’y fondre, y cultiver leurs jardins ? Peut-être en partie, est- ce vrai ?
J’avais pourtant le samedi 21, le sentiment d’un remake.
"La vraie vie" au sens rimbaldien, la seule qui vaille, est faite d’élan, de révolte, d’exigence, d’éclairs de bonheurs, d’invention, d’une substance faite de tout cela qui peut être un fleuve paisible, mais aussi un torrent, un feu, toujours en excès par rapport au quotidien au sens de répétition, de résignation bonhomme, de j’mensuratrice d’acceptation des conventions, de demi-sommeil de l’esprit du cœur de l’âme.
Ce n’est pas pour tomber dans un néo-romantisme du poète (du gai ou de la lesbienne) maudit. C’est ne pas payer de mots c’est au contraire agir créer faire bouger le monde en se bougeant soi même ; certains groupes parlent de furore : attention il ne suffit pas d’en parler, il faut la posséder ce n’est pas un thème de débat, ni une banderole, mais une réalité à vivre tous les jours.
On s’enlise à nommer, décrypter, analyser. Or la furore c’est le contraire de l’esprit universitaire et je suis bien placée pour le savoir ! La vie est dans la prise de risque et je suis bien placée aussi pour le savoir, j’ai payé le prix, j’en paie le prix, jalousies boycott, exclusions dénigrements. J’ai déjà cité la parole de Catherine Rihoit à un colloque international en 89 des femmes écrivains à la Maison de écrivains rue de Verneuil où elle avait dit " il faut savoir jusqu’où l’on peut aller trop loin", j’ouvrai la bouche pour répliquer et je fus devancée d’un dixième de seconde par Hélène Cixous : "mais justement l’écriture commence où il y a danger " ; j’applaudis à tout rompre ; la notion actuelle de " visibilité " est à ras de terre. Elle a servi de thème à un colloque tout récent où diverses personnes ou personnalités sont intervenues. Devant près de deux cent personnes. Mais cela ne vaut rien. (Je ne veux pas dire que ce qui a été dit était nul mais que le concept est commun et faible, sans dynamique et sans substance humaine. Il ne part pas du sujet. )
" Ce qui compte ce n’est pas le visible c’est la présence " Cette phrase de J. L Barrault, je l’ai toujours eu à l’esprit.
Soyez des personnalités fortes ! Le plus grand nombre possible et estimez- vous les unes les autres publiquement et le plus souvent possible. Rien n’est plus laid et mortifère que ces petites bassesses petites concurrences.

Soyez solidaires ! faites connaître les autres personnalités fortes les plus nombreuses possibles, au lieu de vous accrocher à de rares divinités le plus rares possibles. C’est ce que je fais depuis plus de quinze ans avec mes éditions et les Octaviennes (le prix de poésie), je prends des risques avec les Mauves (dont les lesbiennes- à -colloques parlent le plus rarement possible sinon en marge presque accidentellement parce qu’elles ne peuvent l’éviter). Il n’y a pas que les hommes pour nous faire barrage, au sein même de nos groupes, des lesbiennes et des femmes le font. Certaines, non, mais elles ne sont pas assez nombreuses. Il faut briser le bocal.
Je ne crois pas au " peuple " où les individus seraient noyés (je regardais à la télé (mais oui ça m’arrive) les exercices des soldats pour défiler correctement le 14 juillet " le plus difficile pour eux disait le caporal ou le capitaine c’est de marcher au pas en suivant les lignes blanches " quel idéal !!!

La " présence " !
Alors que d’efforts depuis quelques années pour nous faire tous rentrer dans le rang nous faire taire, nous aligner sur des mots d’ordre préfabriqués, calmer nos exigences nos impatiences, notre volonté d’agir, contentez-vous de peu, ne faites pas tanguer la barque, nous vous mènerons à bon port qui ça nous le PS le PC les Verts la droite umpéenne et les autres qui va piano et/alors c’est bien les colloques les marches et les fêtes, mais je vous conseille de ne pas vous rogner les ailes, de ne pas vous renier par prudence et lâcheté, d’oser écrire (peindre chanter danser faire du théâtre et des films de l’architecture de la politique, du droit des langues etc) le plus fort possible et dans la forme et dans le fond, sans mettre dans un petit placard portable votre sexualité et vos amours. De ne plus vivre en rentiers de l’âme et du désir, de ne pas prendre et nous faire prendre des vessies pour des lanternes, d’ouvrir les esprits des autres par votre propre lumière et vice versa et d’entretenir d’une façon incessante ces foyers de vie. Il paraît que Keynes a dit : " le long terme ? mais nous serons tous morts " N’écoutez dons pas ceux qui vous donnent ces conseils pernicieux. Pensez par vous- mêmes. Alors vous serez " présents " ici et maintenant.

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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Jeu 12 Juil - 22:45

Très interressant... cela m'a fait penser à un papelar que j'ai lu il y a peu ...

"La place des lesbiennes dans le mouvement des femmes" Line Chamberland. http://www.unb.br/ih/his/gefem/labrys1_2/chaberland2.html

Dsl Misfit, je m'eloigne un peu, bien que ... revendications feministes et revendications/visibilité homosexuelles sont étroitement liés.

Résumé:
Dés 1904, Anna Rueling, insistait sur la nécessité pour les féministes et les lesbiennes d'unir leur force pour conquérir leur liberté. Elle montrait que les lesbiennes avaient été de tous les combats mais qu'on les avait peu aidées en retour.
Line Chamberland constate que les choses ont peu changé en 1970 soit 70 ans plus tard, et que les lesbiennes sont toujours partie prenante dans les luttes féministes mais sont peu soutenues en retour.

Le lesbianisme féministe (années 70)
Cette appellation tend à montrer que le lesbianisme n'est plus vu comme une pathologie mais une réaction au patriarcat, l'interprétation de leurs attirances sexuelles devient donc différente.
Toute femme solidaire des autres femmes était donc lesbienne ; le mot était désexualisé

Les années 80
Il y eu scission et effervescence dans ces années là. L'auteure considère qu'on a assisté à un brouillage ; on a englobé dans le mouvement des femmes qui l'ont désexualisé puisqu'elles n'étaient pas attirées sexuellement par des femmes et l'on a aussi durci le mouvement.
Parallèlement le mouvement féministe s'était démocratisé et popularisé ; englober des lesbiennes et critiquer l'hétérosexualité fut donc quelque peu oublié.

Il y eut alors des tensions entre les féministes hétérosexuelles et les lesbiennes. Les premières condamnaient la pornographie, la prostitution, le viol et faisaient ressortir selon les homosexuelles leur vulnérabilité. Elles s'appesantissaient aussi sur des faits qui ne concernaient pas les lesbiennes. De plus ces dernières voyaient d'un mauvais oeil la volonté d'interdire la pornographie alors qu'elles voulaient que leur sexualité soit rendue plus visible.

Le queer naquit alors et l'on discuta de l'hétéroterrorisme en oubliant parfois le point de vue féministe.

Les années 1990 : visibilité et reconnaissance sociale
Les mouvements gays et lesbiens parviennent à gagner l'espace public et à acquérir une visibilité. Les lesbiennes se divisent et se séparent entre les associations mixtes gays, les mouvements féministes, les mouvements queer.
Beaucoup se sont concentrées , comme Line Chamberland, sur des objectifs pragmatiques en nouant des alliances ponctuelles.

Idées de Line Chamberland sur les lesbiennes
1. Les lesbiennes sont un groupe hétérogène où chacune affirme son lesbianisme, le voit et l'exprime de manières différentes. Les revendications ne sont pas les mêmes (reconnaissance du conjoint par exemple). Plus que les divergences d'opinion, c'est la non visibilité dans les mouvements gays et les mouvements féministes qui est à noter.
2. elle insiste sur la nécessité pour les mouvements féministes d'intégrer les lesbiennes en tant que lesbiennes et non uniquement comme des femmes. Cette spécificité engendrera et engendre déjà des tensions qu'il faudra aplanir. Considérer les lesbiennes comme des femmes et uniquement comme cela les désexualise.
3. l'identité et la construction des lesbiennes est issue d'un mouvement historique particulier. Il convient d'étudier pour l'auteure comment se sont construits les limites de 'l’acceptable et de l'inacceptable dans la sexualité, comment l'on catégorise les désirs sexuels, quels liens y a t il entre ces désirs et la construction de la masculinité et de la féminité.
L'auteure fait remarquer que ces questions ne sont pas anodines dans la mesure ou de nombreuses lesbiennes ont associés leur désir à un désir masculin car seul acceptable. Elles se sont donc masculinisées. D'autres ont refusé cela car cela leur semblait cautionner l'idée que l'homosexualité était une pathologie.
Line Chamberland parle ensuite de la définition de l'homosexualité ; pour la qualifier , depuis les années 60, on parle souvent d'une attirance sexuelle qui serait irréversible. La considérer comme innée, c'est cautionner l'idée que l'homosexualité coexiste à coté de l'hétérosexualité et que cette dernière est normale, naturelle.
Nier toute différence c'est escamoter les identités différentes, l'histoire bien particulière. cela permet de ne plus réfléchir à l'hétérosexisme et d’oublier combien i lest oppressif pour les femmes. C'est aussi ne plus réfléchir à la notion de genre.
On peut dégager deux pistes de réflexion pour ce texte.
- Pourquoi les lesbiennes ont été, soit écartées des mouvements féministes, soit sommées à termes couverts d’être avant tout des femmes ?
- Pourquoi les mouvements féministes ont elles nié cette particularité ?

L’homosexualité n’est souvent vue que comme une attirance pour le même sexe que soi ; ne faudrait il pas s’interroger sur ce qu’il implique dans la construction du genre, sur ce qu’il propose comme modèle face à l’hétérosexisme et sur ce qu’il signifie face à lui. Le lesbianisme est il donc un choix politique, conscient ou non, peu importe.


Mathilde http://www.feministes.net/feminisme_lesbianisme.htm
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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Ven 20 Juin - 14:24

bravo misfit!
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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Lun 23 Juin - 13:30



Geneviève Pastre

Née le 20 novembre 1924 à Mayence

Ecrivaine


Parcours et Homosexualité

Agrégée de l’université, Geneviève Pastre, considérée comme une grande figure du monde gai et lesbien, est aussi poète, dramaturge d’avant-garde, historienne, linguiste, philosophe essayiste et femme politique. Elle a produit une œuvre abondante et multiple, dont tout particulièrement L’Espace du souffle (éditions Bourgois), des essais brillant et visionnaires, De l’amour lesbien (Pierre Horay et Les Amazones du mythe à l’histoire, (éditions Geneviève Pastre). Poète et écrivaine reconnue, elle contribue au développement et au rayonnement de la littérature homosexuelle contemporaine (elle a créé la première maison d’édition lesbienne en 1989 et en 1992 un prix de poésie des Octaviennes et des Gémeaux. Elle a joué et joue un rôle incontournable depuis vingt-quatre ans dans toutes les luttes lesbiennes,féministes et gaies. (http://perso.wanadoo.fr/cgpif/Paris/fr/expos.htm)

Née le 20 novembre 1924, date du Manifeste du surréalisme, Geneviève Pastre a des racines triples : le Rhin, Mayence lieu de sa naissance, la Lorraine où elle a passé toute son enfance, et les grands Causses, Millau et toute sa région, terre d'origine de sa famille depuis toujours. Et le monde à découvrir. Malgré une enfance vouée à la danse et sa volonté affirmée de s'y consacrer, elle est contrainte par sa famille à y renoncer et à poursuivre des études littéraires. A 24 ans, les termine par l'agrégation de grammaire, qui l'oriente vers l'enseignement.

Cette rupture avec ce qui donnait un sens à sa vie et à sa création artistique provoque chez elle, avec l'expérience de le douleur, le réflexe de l'écriture et la métamorphose en poète. Parallèlement, elle suit des cours de mime (avec Marceau et Jacques Lecoq) et, retrouvant ainsi la scène, crée son propre groupe, qui devient compagnie théâtrale en 1974, sous le nom de THEATRE DE L'ESCALIER, puis sous celui de "Compagnie Geneviève Pastre". Ce sont alors des années de bonheur (près de vingt ans) dans et par la création continue (au moins une création annuelle). Après avoir publié des recueils de poèmes, des textes et un essai sur l'amour, "De l'Amour lesbien", chez différents éditeurs, elle crée une collection personnelle : LES OCTAVIENNES, en 1985, et finalement, sa propre maison d'édition en 1989 : LES EDITIONS GENEVIEVE PASTRE. Celles-ci incluent sa première collection, à laquelle elle en ajoute une seconde : LES GEMEAUX, puis d'autres: bibliophilie, romans, essais, et une minipoche: COURANTS ASCENDANTS (48 titres en tout aujourdhui en octobre 2001).

Le terme "Les Octaviennes" désigne aussi depuis 1988, une association de femmes créatrices, (ouverte à toutes et ouverte sur le monde) qu'elle a fondée et qu'elle anime, pour développer un réseau culturel original autour de jeunes talents autant que d'auteures confirmées. Cette association culturelle fonctionne sur invitation et cooptation, de manière à préserver, tout en les élargissant, les "affinités électives". (BP 4242 - 75160 Paris cedex 04).

Elle vient de tenir son neuvième Salon ouvert au public en février 2002. Au Prix de Poésie décerné, s'ajoutent depuis 1998 un Prix Interarts, un Prix "Les Gémeaux", (créé en 1999) pour les poètes gais qui avaient concouru spontanément dès 1997.

Déjà en 1990, elle avait organisé le Troisième Festival européen de l'écriture gaie et lesbienne à Paris, "Anticipations Festival" qui a réuni près d'une centaine d'écrivains et d'écrivaines, de critiques, de traducteurs/trices et d'éditeurs/trices (débats, salons littéraires, spectacles, etc.). Les premiers salons organisés dans le cadre de FALGWE (la fédération européenne) avaient eu lieu à Londres en 1987, puis à Rotterdam, "Satisfiction" en 1989.

Elle a enfin créé, en 1985, un groupe d'écriture expérimentale : TENDI MUNDI qui a participé, entre autres, à la Foire de la Poésie de Paris, aux Journées internationales de poésie de Rodez. Elle a également animé un atelier aux Rencontres Nationales d'Ateliers d'Ecriture à Aix- en-Provence en février 1993. Elle participe aussi en tant qu'auteure et éditrice aux Salons de l'Homosocialité, et à celui de la Salle Wagram et de Cineffable. Avec les Octaviennes elle dit ses textes dans des récitals donnés en public (restaurants de femmes et autres manifestations publiques).

Elle se partage ainsi entre l'écriture, la mise en scène, la poésie, la recherche philosophique, sociologique et anthropologique, fait des communications dans de nombreux colloques et festivals, a été invitée sur des TV tant étrangères que françaises. Pendant dix années, elle a animé une émission hebdomadaire sur Radio-Libertaire, "Les Affinités électives".

Elle a utilisé parfois divers pseudonymes, en tant que critique ou romancière.

Elle vient de créer un parti politique, les Politides (ou Mauves). Il propose un projet global de société, redéfinit l'homme sur des bases modernes, être d'expression et relationnel, en particulier en intégrant les sexualités dans son expression fondamentale et en se positionnant d'une façon décisive et radicale sur les grands sujets d'actualité sociaux, droits de l'homme, politiques (famille, enfant, etc.), et prend position publiquement chaque fois que l'événement l'exige.

(http://www.gpastre-editions.com/auteurs.htm)

Grandes dates

En 1976 entrée en militantisme (seuil du politique): les "lesbiennes féministes" qui succèdent immédiatement aux "gouines rouges".

1977 milite à Choisir la cause des femmes (assoc créée par Gisèle Halimi).

1978 co-auteure et coordinatrice avec Gisèle Halimi et Andrée Michel du "Programme commun des femmes" (ouvrage collectif édité par Choisir la cause des femmes paru chez Grasset en janvier 78 ). Se présente aux élections législatives dans le quinzième arrondissement dans le cadre "100 femmes pour les femmes".

1979 participe à la création du CUARH, puis,devant l'inféodation poltique de ce dernier, à celle de la RHIF (dont elle est vice-présidente).

1981 entre à Fréquence gaie dont elle assure la présidence de 1982 à 1984, dont elle défend avec vigueur la dimension thématique, communautaire, plurielle et associative,et l'indépendance financière morale et politique, mais dont elle démissionne de la présidence avec fracas devant une majorité silencieuse face à la volonté de nouveaux venus d'imposer une dénaturation totale de l'esprit radio et de ses engagements formels (radio d'information en particulier "boursières" (sic), devenue futur génération, FG,et métamorphosée en radio commerciale sans message. Y assure, outre ses fonctions de présidente, une émission hebdomadaire "Voyage en grande Lesbianie", suivie de " Voyage en haute Lesbianie " sur les écrivaineslesbiennes du début du siècle.

1981 est pressentie par le Cuarh pour être candidate "homo" à le Présidence de la République. Pour des raisons politiques (?), le projet reste sans suite.

1981 fait partie des homosexuel/les à avoir poursuivi pour diffamation l'évêque de Strasbourg, Elchinger, à l'occasion de la conférence de l'ILGA (l'action menéepar 22 personnes au départ, s'est terminée à trois (Jean Le Bitoux, JacquesVandemborghe et Geneviève Pastre), après avoir épuisé toutes les instances françaises,devant la cour européennes des droits de l'homme. La plainte pour des raisons obscures n' a pu obtenir d'y être examinée.

1981 participe à l'émissions à l'ORTBF de " Fragments de bonheur " témoignages à partir du livre. A la suite de la mise à la retraite immédiate d'Eliane Morissens, qui avait participé comme elle à l'émission et dit aussi son homosexualité ; professeur (comme elle) dans le Hainaut, lance en France et dans toute l'Europe , avec l'aide de la RHIF (dont le président est Vincent Legre) un Manifeste, dans l'esprit de celui du Manifeste pour l'avortement dit des 343 salopes : " je suis lesbienne /homosexuel ". Il obtient plus de 500 signatures dont 370 françaises. Aucun journal quotidien ou hebdomadadaire n'accepte de le faire paraître, sauf le Gay Pied où Jean le Bitoux le publie dans son numéro du mois d'août 1981.

1983/1984 participe à la création de l'association " Mémoires des sexualités", destinée à devenir une fondation pour archiver les legs et dons privés des gays et lesbiennesdans les meilleurs conditions 1985 crée, avec un petit groupe de poètes lesbiennes réunies à Céré-la -ronde, un atelier d'écriture expérimentale "Tendi mundi ", qui poursuit fort librement ses activités encore aujourd'hui Fait partie du comité de soutien de SOS Racisme.

1987 participe au premier symposium européen de l'écriture gaie et les à Londres et à la création d'ALGWE.

1988 participe au 2ème Symposium à Rotterdam, "Satisfiction". 1988 crée une association culturelle "les Octaviennes".

1989 crée le première maison d'éditions lesbienne (ouverte aux gais et aux hétéros non homophobes) : les Editions Geneviève Pastre (qui a une cinquantaine de titres au catalogue aujourd'hui).

1990 organise à Paris le 3ème festival d'ALGWE "Anticipations- Festival". participe activement (débats et atelier) à toutes les UEH de Marseille depuis leur fondation en 1979.

1992 organise une table ronde sur les homosexualités à Sociologie IV à Montpellier. participe au premier colloque national des ateliers d'écriture organisé par Claire Boniface à Aix en Provence Fait partie du comité de soutien du CCUC.

1994 crée un club politique en vue d'un parti : les Politides , ou Mauves.

1995 se présente en candidate de " témoignage ", à titre personnel, à la Présidence de la république. Fait campagne à Paris et dans plusieurs villes de province. Depuis 1989 jusqu'en juin 2000 assure, sur Radio Libertaire, une émission sur l'actualité et la culture gaie et lesbienne, "Affinités électives".

Depuis 1996 fait connaître les "Politides ou Mauves", multiplie les contacts, publics et privés précise sa philosophie et son projet concret.

Mars 1998 présentation publique du Parti dans le quartier des halles.

1998 communication dans le cadre d'un colloque organisé à l' Ecole normale de la rue d'Ulm sur le je sujet face aux sciences humaines qui soutient la nécessité et annonce l'existence d'une parti politique nouveau : les Politides).

Publications - PIERRE ECLATEE, Ed. St Germain des Prés, Miroir Oblique, 1972, épuisé. - FLEUR DANS LE VENTRE VERT, Ed. Millas-Martin,1973, épuisé. - ON GASPILLE L'AMARRE ICI, Ed. St. Germain des Prés, Poètes contemporains,1975 , épuisé. - 7-14-17 ou ARCHITECTURES D'EROS, Ed. Subervie, Rodez, 1978. - L'ESPACE DU SOUFFLE, Ed. Christian Bourgois, coll. blanche, 1977 réédité aux éditions Geneviève Pastre, Paris 1990

- DE L'AMOUR LESBIEN (essai); Pierre Horay Paris, 1980, B. Pivot renonce à la dèrnière minute l'émission sur le livre et le sujet et programme " Le lit à une place " de F. Dorin. Traduction allemande à Berlin en 1983 chez Sissiverlag. - OCTAVIE ou La deuxième Mort du Minotaure, coll. Les Octaviennes,1985 - Le "JE" femme/ homme" in L'homosexuel/le dans les sociétés civiles et religieuses, CERDIC/CNRS Strasbourg (colloque),1985 - FULVIE ou Voyage à Delphes, coll. Les Octaviennes, 1986. - ATHENES et le PERIL SAPHIQUE , , en réponse à la " Volonté de savoir de M, Foucauld coll. Les Octaviennes, 1987 - PRELUDES POUR UN LARGO, illustré par Madeleine Scellier, sur pur vélin Johannot, tirage limité, imprimerie de La Charité, Montpellier, coll. les Oct.1988. - Le NOUVEAU manuel d'ORTHOGRAPHE, (traité d'esthétique de la grammaire et du langage), coll. les Oct.,1991.( pamphlet et petit traité contre les maniaques conservateurs de l'orthographe traditionnelle et d'une certaine conception du langage et de la langue, donc aussi de la sexualité et de la politique) - ESTAMPES, coll. Les octaviennes,1993,épuisé - ESPACES ALEATOIRES, coll. Les octaviennes,1993, épuisé. - AMELIE ou Ondes de choc ( in "Mit Würde und Feuer",Wien Frauenverlag, 1993. - TROIS GORGEES DU MODESTE ROYAUME, éd. G. Pastre ,1995. - LE BIEN AIMER,essai sur l'art d'aimer,1996

- 1997 "LES AMAZONES, DU MYTHE A L'HISTOIRE" deuxième volet d'un ensemble consacré à cette inconnue ou méconnue l'homosexualité féminine dans l'antiquité - 1999 publication d'un article philosophico politique dans Triangul'ère (éd. C. Gendron) - 2000: ONDES CONCENTRIQUES (version originaled'AMELIE) - POEMES traduits en anglais par J.Lapiduspubliés dans la revue Poetry sous la direction de Marilyn Hacker et de John Talor - 1996 2000, en préparation ses Mémoires : UNE FEMME EN APESANTEUR , plusieurs publications poétiques en vue.

(http://www.lesmauves.org/tete.htm)

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Misfit Cat
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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Lun 23 Juin - 13:30

Ses mémoires (i-llico)

Geneviève Pastre a participé au mouvement gay de son émergence à aujourd’hui. Elle nous raconte tout dans ses mémoires, "Une femme en apesanteur". Rencontre à son domicile, autour d’une tasse de thé… Par Tim Madesclaire "Ce livre, je l’ai écrit comme ça venait". Geneviève Pastre nous a livré ses mémoires, au sens propre, comme elles lui revenaient donc. Pour ce portrait, on va faire pareil. C’est sans doute la seule façon de ne pas trahir la "femme en apesanteur" (titre de l’opus), en lévitation presque, qui a traversé la moitié du siècle dernier et aborde ce nouveau avec la légèreté qui sied aux destins particuliers. "J’ai remonté le temps, de très loin à très près". Comme si le Temps était une série de rushes. Je ne sais pas quel âge elle a. Elle était enfant en 36. Je ne sais pas tout de son enfance, apparemment assez heureuse, même si trop étouffante à son goût. Même si, surtout, on lui a empêché, très jeune, de s’adonner à sa passion, la danse. Elle s’est réfugiée dans les études, jusqu’à l’agrégation, de grammaire plutôt que de philo : "Je ne voulais pas de ces grands système. J’ai fait de la philo jusqu’à ce que je j’ose penser par moi-même". Puis, après un détour par le mime, elle plonge dans le théâtre, underground, forcément, tendance "living theatre" et happening : elle parle de la scène comme un "espace vide" à remplir, c’est le titre d’un manifeste de Peter Brook. Elle écrit les pièces qu’elle monte, jamais — ou très peu — de répertoire.

Elle a été mariée. Sans amour. A eu deux filles. Avec beaucoup d’amours. Maintenant retraitée, elle a enseigné dans un lycée expérimental, monté une compagnie de théâtre. Elle a toujours cherché un ancrage politique. Elle est curieuse de toute son époque, elle, la spécialiste de l’Antiquité. "J’ai l’impression d’avoir participé à une épopée. Je suis tellement contente de voir de jeunes gens vivre bien leur homosexualité. Dans les générations précédentes, il y avait des déformations de leur personnalité". Geneviève n’a rien de ces aînés acariâtres qui se plaignent de la tournure des choses, juste parce que la communauté gay aujourd’hui ne ressemble pas à la projection fantasmatique qu’ils en avaient conçue. Mais elle ne se gêne pas pour dire ce qu’elle pense, quitte à balancer quelques vachardises bien senties, mais pas déméritées à l’encontre de ceux qui lui ont mis des bâtons dans les roues. Dure aussi avec les lesbiennes militantes radicales : "Je leur reproche de chercher à être une "bonne" lesbienne plutôt que simplement une lesbienne heureuse. Elle se souvient aussi que quand son livre "De l’amour lesbien" est sorti en 1980, ce sont les garçons qui l’ont le mieux accueilli. Geneviève Pastre n’a rien d’une "femme assise". A son actif : la direction de Fréquence Gaie au début des années 80, des collaborations à la presse féministes et gay, la création d’une maison d’édition (les Octaviennes), une participation active à des mouvements politiques (la liste électorale de Gisèle Halimi "Choisir" en 78, le Cuarh, le "Comité pour un contrat d’union civile", une bonne dizaine d’ouvrages, des colloques à n’en plus finir, une candidature à l’élection présidentielle de 95...

Toujours sur LA scène. "Je ne suis pas une activiste. Je suis poète et danseuse." Et pas moutonnière. Elle décortique avec finesse les relations conflictuelles entre les lesbiennes et les féministes, mais aussi entre les féministes et les gays : "un rapport boiteux". Elle se méfie des systèmes trop abstraits, "énormes marteaux pour écraser une puce", préfère remonter à une source philosophique, catégorie éthique, avec l’individu à la base. Après des années de militantismes, elle fonde un parti, les Mauves, qui a présenté trois candidats aux dernières législatives. C’est presque une idée technique : "Les associations se situent en dessous d’un projet qu’il faut élaborer. Elles dépendent trop du bon vouloir d’un parti, d’un député qu’il faut courtiser. Avec un parti, on est à égalité." C’est la structure qui l’intéresse, pour faire passer des idées. En l’occurrence, défendre et représenter les minorités, les fédérer, dans un parti qui afficherait que "l’homme est plus important que le citoyen". Geneviève parle, parle et parle encore, pas d’elle, mais de la vie, de la société, raconte des anecdotes hilarantes, s’enflamme pour un rien. Comme quand on a 20 ans, elle refait sans cesse le monde, car elle sait que ce n’est pas une perte de temps, mais un impératif.

Source : http://www.actualite-gay.com/litteraturegay/GenevievePastre.htm

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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Lun 23 Juin - 18:30

Que de chose à faire dans une vie
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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Dim 4 Jan - 15:33

Je découvre avec joie et délice,

je ne sais si cette rubrique fait partie des "trous" laissés sur ce forum, mais je remercie sincèrement "la dame sur ces échassent" !!!!!!!!

De cet équilibre totalement maîtrisé !!!!!!!

Pour le temps pris à offrir ces lectures...
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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Mer 7 Jan - 21:03

hein Je crois que la dame aux échasses, cela doit être moi. démon ( Je songe d'ailleurs que les termes me conviennent parfaitement bien, lol).

Alors merci à toi Agnès. Smile Ca me fait plaisir que quelques lectrices y trouvent un peu de plaisir. Je tâcherai d'y ajouter quelques morceaux de choix quand je serai de retour dans mon antre et que j'aurai à nouveau une connection internet, si tu es tjs dans les parages d'ici là. Wink

Belle soirée.

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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Jeu 8 Jan - 12:15

Cette photo d'avatar interpelle par sa plénitude,

tout comme la force qui est dans l'histoire de vie de Geneviève Pastre.

Ce qui me manque encore mais que je cherche en moi : être soi, sûre de soi, s'exprimer, vivre et revendiquer.
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Misfit Cat
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MessageSujet: Re: Geneviève Pastre   Jeu 8 Jan - 18:18

Je crois que nous cherchons toutes cette plénitude, seuls les voies que nous empruntons diffèrent. Mais bonne remarque, cela fait partie de mes résolutions de ce nouvel an, trouver un semblant d'harmonie intérieure, renaître de l'essentiel de ce que je pense être et le partager avec l'Autre, trouver la juste distance, le juste échange... (Et j'arrête là sinon je vais me lancer dans des digressions inutiles Wink ).
Là je rejoins "l'être soi" , le "vivre" dont tu parles. Pour le reste j'imagine qu'il s'agit d'un apprentissage de chaque jour. Smile

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Geneviève Pastre

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